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  • Tiamat et Marduk [1]

    Au commencement… Au commencement était la Mère-Père. Le Ciel déversait ses forces vives sur la Terre, la Terre les absorbait et recrachait le trop-plein, l'eau se répandait et unifiait l'ensemble… En ce temps-là, la Mère-Père, réceptacle des eaux primordiales androgynes abritait deux principes : Apsu, le principe masculin, l'eau douce et tranquille des rivières, et Tiamat, le principe féminin, l'eau salée et tumultueuse de l'océan. Lorsque Là-haut le ciel n’était pas encore nommé, Et qu’Ici-bas la terre-ferme n’était pas encore appelée d’un nom, Seul Apsû-le-premier, leur progéniteur Et Mère-Tiamat, leur génitrice à tous, Mélangeaient ensemble leurs eaux. Enūma eliš [2] Ainsi, depuis des millénaires, dans l'inconscience la plus totale Apsu et Tiamat mélangeaient leurs eaux dans un coït ininterrompu. C’était la fusion, la confusion, l'indifférenciation. Depuis des millénaires, les eaux de Tiamat recevaient celles d'Apsu et les eaux d'Apsu continuaient de se lover dans celles de Tiamat. Béatitude éternelle… Confortable matrice de l'Eden… Les choses auraient pu durer longtemps ainsi, si les dieux n’avaient pas un jour décidé qu’il était temps que l’humanité accède à la conscience. Un jeune dieu intervient pour bousculer les choses… De cette union inorganisée naît une descendance turbulente et nombreuse. Finie la tranquillité d'Apsu ! Il est irrité et décide de détruire cette progéniture perturbante. Mais Tiamat, de nature abondante et prolifique, s’y oppose. L'arrière-petit-fils, Ea, jeune dieu de la Sagesse, intervient. Pour empêcher le geste meurtrier de l'aïeul, il tue ce père infanticide et prend sa place, devenant ainsi le Dieu des eaux. Mais la mort de son époux provoque la fureur de Tiamat. La guerre cosmique Sous le poids du chagrin, la Mère bienveillante de nature généreuse, se transforme en une terrible créature dragonnienne hermaphrodite. Elle se met à cracher des monstres effrayants, des serpents terrifiants, des démons furieux et des léviathans féroces. Elle place Kingu à la tête de son armée infernale. Il est l'un de ses fils premiers-nés et elle en a fait son époux. Nul n'a plus aucune maîtrise sur le terrible océan qui contient les eaux primordiales. Tiamat y règne en Maîtresse, étendant son corps monstrueux sur le monde. Sa loi est implacable. Marduk, l’organisateur du monde Mais Marduk, le Sage des Dieux, fils d'Ea, décide qu'il est temps d’organiser le monde. Seul, il affronte l'armée de la Mère-Chaos et se dresse contre Tiamat. Au moment où elle ouvre grand sa bouche pour engloutir Marduk, il lui souffle le vent pour l'empêcher de refermer les lèvres. Son corps gonfle, se dilate puis éclate. D'une moitié de son corps, Marduk fait la voûte céleste et de l'autre la Terre. En son ventre, il plaçe le zénith. Sur sa tête, il accumule une montagne. Dans ses yeux, il ouvre l'Euphrate et le Tigre. Sur ses seins, il dresse des collines opulentes. D'une boucle de sa queue, il crée le lien entre le Ciel et la Terre. Il parachève son œuvre en déployant un filet qui sépare le Ciel de la Terre… Epilogue De l'indifférenciation était née la fragmentation. De la fragmentation était née l'ordonnance de monde[1]. De l'inconscience était née la conscience. De la fusion dans la Mère était né l'être humain en voie d'individuation. [1] Mythe de création Babylonien [2] Enūma eliš (aussi orthographié Enuma Elish) ou Épopée de la Création, est l'épopée babylonienne de la création du monde. Signifiant littéralement Lorsqu'en haut en akkadien, selon ses premiers mots (incipit), il célèbre, à travers sept tablettes, la gloire du dieu Mardouk et raconte son ascension vers la souveraineté du panthéon babylonien. L'épopée décrit les origines du cosmos, le combat des premiers dieux contre les forces du chaos et l'élévation de Mardouk, dieu tutélaire de Babylone, au-dessus des autres divinités mésopotamiennes ainsi que la création du monde et de l'homme. [3]Le geste de création est avant tout un geste de séparation : "Dieu sépara la lumière des Ténèbres… Il sépara les eaux d'en haut des eaux d'en bas… (Genèse 1).

  • Le toucher, premier univers

    Les perceptions tactiles constituent notre premier univers. Enveloppé par le liquide amniotique, bercé par le rythme cardiaque de la mère, l'être humain garde en lui le doux souvenir d'un monde ouateux originel où les sensations corporelles sont les seules réalités qu'il connaisse. Il n'aura de cesse de les rechercher sa vie durant. L'éducation, le manque Malheureusement, l'éducation ("ne touche pas !") et la société vont freiner son élan naturel vers le contact corporel, le limitant à des circonstances privilégiées : la mère qui touche son enfant, la poignée de main sociale et les relations sexuelles. Hérité de l'enfance, un manque vital s'installe : manque d'être touché, reconnu, accepté, aimé. Une faille se creuse dans le développement de la sécurité de base nécessaire, faussant insidieusement les relations avec les autres et le sens de la vie Le retour au toucher Générées par ce manque d'être touché, de nombreuses techniques corporelles ont émergé : des techniques à tendance médicales (drainage lymphatique, thérapies manuelles manipulatoires ou non...), des méthodes réflexes (shiatsu, réflexologie...), des techniques de bien-être (massage ayurvédique, massage californien...), des thérapies psychocorporelles (végétothérapie, bioénergie, massage sensitif, haptonomie, psychologie biodynamique...) De Reich à Gerda Boyesen Wilhelm Reich, collaborateur puis dissident de Freud, est à l'origine du puissant courant de thérapies corporelles qui déferle aujourd'hui. Faisant le premier la relation entre la cuirasse caractérielle et la cuirasse musculaire tangible dans le corps, il ne tarde pas, avec la végétothérapie à donner à sa découverte une dimension énergétique. Alexandre Lowen, fervent disciple de Reich et créateur de la Bioénergie, développe quant à lui, une typologie caractérielle précise avec la lecture du corps qui s'y rapporte, le travail avec les positions de stress et le principe d'enracinement. Il fonde en outre, l'Institut d'Analyse Bioénergétique avec John Pierrakos. Ce dernier, s'intéressant au noyau énergétique de l'être humain, développe le travail avec les centres énergétiques (chakras) et les différents champs vibratoires qui s'en dégagent (couches de l'aura). Héritière éclairée de l'ensemble de la démarche, Gerda Boyesen s'inscrit dans cette lignée tout en développant une approche qui lui est propre. Patricia Voir la suite : Histoire du Massage Biodynamique

  • Le Sîmorgh ou l'oiseau-roi

    Une plume au vent Tout commença par une plume. Voilà donc l’histoire. Il y a bien longtemps de cela, quelque part dans le monde, une plume, portée par le vent, voleta jusqu’à terre. Oh, ce n’était pas une plume ordinaire ! C’était une plume comme on en avait jamais vu nulle part, dont la seule vue faisait générait dans le cœur un émoi indescriptible. A tel point que tous les oiseaux du ciel décidèrent de tenir une conférence pour percer le secret de cette plume. « Cette plume, finit par dire l’un d’eux, ne peut être que celle d’un roi ! Et d’ailleurs, comment se fait-il que nous n’ayons pas roi ? » Ils en était là dans leur réflexion, lorsque la Huppe fit son entrée. La Huppe couronnée La Huppe était un oiseau très respecté, car elle portait sur la tête la couronne de la vérité. On disait qu’elle connaissait tous les secrets du monde et elle était vénérée pour sa grande sagesse. Elle regarda la plume et dit : « Cette plume est en effet celle d’un roi dont le nom est Sîmorgh. C’est un roi au rayonnement extraordinaire, un roi d’amour et de lumière… Il est dit que quiconque l’aperçoit, même fugitivement, s’en trouve à jamais transfiguré ! Son Royaume, ajouta-t-elle, s’étend derrière la montagne du Qâf. C’est un lieu inaccessible, protégé par de nombreux voiles d’obscurité et le chemin pour s’y rendre est bien difficile. » Ainsi parla la Huppe. Le grand départ L’agitation était grande parmi les oiseaux qui l’écoutaient. Cent mille d’entre eux décidèrent d’entreprendre le voyage. Comme il leur fallait un guide, la Huppe fut tout naturellement désignée. Puis, ce fut le grand départ qui les amena jusqu’à l’entrée du sentier qui devait les conduire au Sîmorgh. Les sept vallées La Huppe avait expliqué qu’ils devraient traverser sept vallées. 1. Ils entrèrent dans la première vallée qui portait le nom de vallée de la Recherche. C’était un désert redoutable où il leur fallait vaincre la soif, la fatigue et la peur. Nombreux furent les oiseaux qui abandonnèrent et rebroussèrent chemin. 2. L’étape suivante, la seconde vallée, était la vallée de l’Amour. La Huppe avait expliqué que c’était une vallée de feu et que, pour la traverser, il fallait devenir feu et amour à la fois, tout en se libérant de la prison des passions et des désirs. Tous les oiseaux ne purent y entrer. D’autres qui y entrèrent s’y consumèrent. 3. La troisième vallée était la vallée de la Connaissance. C’est ici, avait dit, la Huppe, qu’on pénétrait dans le cœur des mystères. C’est vrai que c’était une vallée bien déroutante, sans commencement, ni fin, où chaque fois que l’on croit détenir une vérité, on s’apercevait qu’elle n’était qu’illusion qui éloignait toujours plus du but. 4. Ensuite vint la vallée de l’Indépendance. A cet endroit, soufflait un souffle glacial qui détruisait toutes les prétentions, même spirituelles, les réduisant à l’humilité d’un grain de sable. De nombreux oiseaux restèrent prisonniers de cette vallée. 5. Dans la cinquième vallée, la vallée de l’Unité, les oiseaux découvrirent qu’ils n’étaient que des représentations multiples d’un unique visage. Perdre son individualité pour se fondre dans l’Unité est une difficile expérience. Beaucoup d’oiseaux n’y résistèrent pas. 6. Lorsque, toujours accompagnés de la Huppe, ils entrèrent dans la sixième vallée, celle de la stupeur, les oiseaux furent envahi d’une grande tristesse tant ils ne savaient plus qui ils étaient, ni même s’ils existaient. Beaucoup y succombèrent. Pour d’autres l’expérience même de cette non existence leur fit apparaître l’essentiel…. A ceux-là, il était permis d’entrer dans la septième vallée. 7.La septième vallée était celle du Dénuement et de la Mort. Là, les attendait l’ultime révélation… A cette étape, ils n’étaient plus que trente oiseaux, aux ailes déchirées, aux plumes arrachées, fatigués et abattus, le cœur brisé, l’âme affaissée… Le Sîmorgh Trente oiseaux, donc, conduits par la Huppe, étaient ainsi entrés dans le Royaume du Sîmorgh. Epuisés, ils cherchèrent vainement le Roi, mais ne trouvèrent que le serviteur qui les chassa, leur disant que le Sîmorgh n’avait pour eux qu’indifférence. Ils restèrent cependant, attendant patiemment que l’heure soit venue. Un jour enfin, le serviteur finit par leur ouvrir la porte du palais du Roi. Le cœur battant, ils entrèrent et furent éblouis…par des milliers de soleils. Puis les soleils devinrent comme des miroirs dans lesquels ils crurent voir le Sîmorgh. Mais la Huppe leur dit : « Le soleil du Sîmorgh est un miroir, celui qui vient s’y voit dedans, il y voit son âme et son corps, il s’y voit tout entier. Le Sîmorgh, mes amis, n’est autre que chacun de nous. Anéantissez-vous dans ce miroir glorieusement, délicieusement, afin de vous retrouver en lui ». Et les oiseaux, en effet, s’anéantirent à jamais dans le Sîmorgh. L’ombre se perdit dans le soleil. Et ce fut tout. Patricia Note : Ce très beau conte est une adaptation très résumée du magnifique ouvrage de Farid-ud-Dîn’Attar « Le langage des oiseaux », Editions Albin Michel, livres de poche. Farid-ud-Dîn’Attar est un poète persan (aujourd’hui l’Iran) qui a vécu de 1119 à 1190. Il était également médecin et pratiquait la pharmacie. Il a fait parti du grand courant mystique dans la tradition spirituelle Soufi de l’Ecole d’al-Hallâdj.

  • Dame du Lac

    Regardez l’oiseau bleu qui glisse entre les vents ! Son vol est un message imprimé dans le temps. Au Pays de l’Amour, j’ai rencontré Merlin. Il aimait l’innocence de mon cœur enfantin. J’étais adolescente et lui, de tous les temps. Je buvais sa Sagesse aux détours des torrents. J’aimais lui raconter la nature sauvage Le chant du rossignol, la fraicheur des feuillages, La puissance du cerf, le parfum de l’aurore. Je lui livrais mon âme et, pour la faire éclore, Il m’offrait un jardin dans l’écrin matinal. Un jour, il fit surgir un palais de cristal Un havre de lumière auréolée de marbre, Avec une cascade au beau milieu des arbres. Il me dit : "C’est à toi, ce lieu qui te ressemble ! Tu peux t’y promener autant que bon te semble." Il plongea le palais dans l’illusion d’un lac… Depuis ce temps, mes sœurs, je suis Dame du Lac ! Viviane de Brocéliande (à travers Patricia)

  • Planète Quantique

    « Mais quel est donc le lien entre physique quantique et développement personnel ? » et « Comment peut-on développer une Conscience Vibratoire du Toucher » ? Voici des questions qui me sont souvent posées… Il est vrai que si l’on considère la physique quantique comme un ensemble d’équations, il n’y a pas vraiment de rapport ! Mais si l’on perçoit qu’au-delà de ces équations, se dégage une possibilité d’explication « rationnelle » du monde invisible, alors science et sagesse ancestrale sont susceptibles de trouver un terrain d’entente. Et dans ce cas, pourquoi ne pas prendre de suite la première fusée pour la planète quantique ? Attention : TROIS, DEUX, UN, ZÉRO, PARTEZ ! Trois Grâce à la physique quantique, nos perceptions intérieures, si longtemps jugées suspectes, deviennent légitimées dans les trois principaux domaines suivants : La nature profonde de la réalité. Couramment considérée comme uniquement matérielle, il est acceptée aujourd’hui qu’elle soit également vibratoire,  « composée de particules aussi bien que d’ondes » , dirait la physique quantique… Le rôle de la « conscience . Le pouvoir de l’intention nous met en face de notre capacité innée à être des cocréateurs de l’univers. En des mots de physiciens, nous dirions : « l’observateur-expérimentateur influence le système qu’il observe ». L‘accès à l’information. S’il était déjà clair que nos cinq sens  nous permettaient un accès local à l’information dans le cadre de l’espace-temps, « l’intrication quantique », « le principe de non séparabilité » et « la téléportation quantique » ( laquelle préfigure nos ordinateurs de demain),  justifient aujourd’hui notre aptitude non locale d’accès à l’information, au-delà des limites de l’espace-temps, de la matière et de l’énergie. Ainsi s’expliqueraient plus aisément les phénomènes de télépathie, clairvoyance, précognition qui puiseraient leurs données dans un champ d’information primordial : « champ akashique » selon le philosophe Ervin Laszlo,  « champ morphogénétique » selon le biologiste Rupert Sheldrake, ou « champ du Point Zéro ». Ce champ, comparable à une mer d’énergie fluctuante, vibratoire, n’est-il pas finalement celui de la Grande Matrice de l’univers à partir de laquelle tout émerge : galaxies, étoiles, êtres vivants, atomes et même la conscience ? Il s’ouvrirait aux quêteurs de Sens qui entrent par la Voie du Cœur. Deux Finalement, à la lumière de tout ce qui précède, nous voyons que les éléments, jusque là séparés, ne l’étaient que pour créer la tension nécessaire à cette « jonction des opposés » chère à Carl Gustav Jung. Ainsi en est-il des domaines ci-dessous : Science et mysticisme Matière et Esprit Structure et créativité Corps et âme Terre et Ciel Conscient et inconscient Ombre et lumière Bien et mal Féminin et masculin Anima et animus Lune et soleil Culture et Nature Humanité et dieux Libre arbitre et destin Intention et lâcher-prise Passé et futur Un Au plus fort de la tension se développe la « fonction transcendante », cette fonction organisatrice dont parle encore Carl Gustav Jung. L’unité apparaît alors comme une danse dynamique entre le yin et le yang. Une danse qui permettrait aux « fous de dire sagement ce que les sages font follement (Shakespeare) ». Une danse au service de l’œuvre alchimique de « spiritualisation de la matière et de matérialisation de l’esprit ». Une danse par laquelle le UN s’exprimerait dans la diversité du multiple. Une danse du SOI, unificatrice, où il semble que les deux moitiés de l’Univers trouvent l’emboîtement parfait de l’œuf cosmique primordial. Une expérience totale et incommunicable du Sacré et du sentiment de divinité intérieure. Zéro Dans cet équilibre dynamique, les charges négatives ne sont plus destructrices car elles sont utilisées en force créative. En jouant ensemble, les deux pôles de l’Aimant Divin dégagent une énergie phénoménale : « l’énergie libre » ou « énergie du Point Zéro » déclarent les nouveaux physiciens pour qualifier l’énergie électromagnétique de l’Univers, illimitée et disponible pour tous, présente dans l’espace et la matière. Certains osent même parler de « l’Esprit de Dieu » … Cette énergie incroyable occuperait tout le Vide de l’univers, un Vide qu’ils évaluent à 99,99999 %. Mais n’est-ce pas ce même Vide auquel les grands mystiques se relient à travers la méditation ? Un Vide empli de paix, de vie vibrante et de joie intérieure… Un Vide, pas si vide donc, et dont l’énergie qui le sous-tend s’appelle « AMOUR », se vit dans un éternel Présent et dans l’expérience vibratoire intense de l’illumination… C’est à cette énergie du Point Zéro que tend à se relier la  Conscience Vibratoire du Toucher tout en développant des qualités de Présence, d’Attention et d’Intention. Partez  ! Laissons maintenant la fusée quantique percer l’espace-temps dans l’éclaboussement de myriades d’étincelles d’Amour… Pour en savoir plus Voir les autres articles classés dans le “Cercle quantique”. Patricia

  • La spirale des Cercles primordiaux

    Debout, dans la vastitude de l’Univers, un Géant taillait un diamant, laissant échapper, d’un geste ample et sacré, chaque précieux éclat dans le néant. Délivrance de la semence cosmique. Explosion de l’étincelle primordiale. Premiers frémissements de la Vie. Naissance du mouvement qui anime. Libération des trois cris de la Lumière blanche. Emanation du premier Souffle. Vibration originelle.. Issues du geste primordial, des ondes circulaires se superposent, se déploient et s’écoulent, imprimant  dans l’énergie du monde leur mandala vibratoire. Un peu partout, des Cercles sont activés exprimant chacun, un rythme spécifique, une note spéciale, une fragrance personnelle, une saveur particulière. Pendant ce temps, dans l’invisible, le diamant originel rayonne, aimantant chaque éclat déposé en inclusion au coeur des Cercles afin qu’il se souvienne. Bientôt, une Danse des Cercles s’amorce, enspiralée, lumineuse et joyeuse. Patricia

  • La Cellule, premier Cercle du Vivant…

    Cinquante milliards ! Nos corps sont constitués de cinquante milliards de cellules ! Elles font tellement partie de nous que nous ne nous interrogeons même pas sur ce miracle. Et d’abord, nous souvenons-nous comment est né ce Premier Cercle du Vivant ? Retour à la Source… L’atmosphère primitive Il y a quinze milliards d’années : le Big Bang présumé.  Des particules atomiques se forment puis se condensent, donnant naissance aux étoiles, dont le Soleil. Autour du Soleil, des débris tournent dans l’espace et s’agglutinent pour former les planètes. Parmi elles, la Terre, une boule de matière en fusion, sans atmosphère, une fournaise totalement minérale, ne contenant aucune trace de vie visible, mais régulièrement bombardée par une pluie de comètes et d’astéroïdes. Les roches fondent, se mélangent et libèrent des gaz et de la vapeur d’eau. C’est l’atmosphère primitive de la Terre. Le premier environnement La température de la Terre diminue. Sa surface se solidifie. La vapeur d’eau se condense et les premières gouttes s’abattent sur le sol. Bientôt, c’est une pluie terrible, violente et bouillonnante qui tombe pendant des millions d’années et qui s’ajoute au bombardement électro-magnétique… Les cratères produits par les météorites se remplissent d’eau et l’océan se forme. Cette eau, sans oxygène, contient des molécules chimiques en suspension : les acides aminés,  vingt « briques » élémentaires à la constitution de la vie. C’est la « Soupe Primitive », premier environnement où toutes les conditions sont réunies pour qu’apparaisse la toute première cellule vivante. Hors du chaos, la cellule… Hors du chaos des molécules, l’ordre veut se faire. Les « briques » de la Vie, c’est-à-dire les acides aminés, se regroupent par associations variées et donnent les protéines dont la forme allongée diffère, selon celle des acides aminés choisis et selon leur assemblage spécifique. Il y en aura 150 000 modèles possibles. Beau début d’organisation, mais nous comprenons bien aujourd’hui combien les grands volumes sont difficiles à gérer sans confusion. Heureusement, l’évolution a une idée. On pourrait travailler sur des plus petits volumes…  Il suffirait alors de fabriquer une membrane pour protéger un petit nombre de protéines, sans toutefois que celles-ci soient isolées du reste de l’environnement. Cette membrane devra être souple et fluide et suffisamment perméable pour permettre les échanges métaboliques et le libre accès, à l’intérieur, des nutriments de l’Eau de Vie. Et c’est ainsi que la cellule fut… Au centre de la cellule, le noyau avec l’ADN… Tout Cercle appelle un centre duquel la Vie rayonne. Ce centre, ce sera le noyau, dépositaire de la précieuse double hélice de l’ADN, cette banque de données qui porte des milliers de gènes encodant l’information des caractéristiques du corps humain. Et comme notre cellule n’a pas dans l’idée de rester seule, elle se donnera les moyens de se reproduire en fabriquant un brin virtuel (l’ARN) qui servira à la duplication de l’ADN d’autres cellules. Au cœur de la cellule, le mouvement, pulsation de vie… Et le mouvement qui fait la Vie ? L’évolution y a pensé… La plupart des acides aminés ont une charge électrique positive ou négative. Or, la protéine, qui a choisi sa séquence personnelle parmi les vingt acides aminés à disposition, s’est dotée d’extrémités dont la charge est de même signe ou de signe opposé. Il suffit alors d’un signal extérieur pour que ses extrémités se repoussent ou s’attirent selon leur charge. A la fin du signal, la protéine reprend sa forme allongée de base. Mais voilà que, dans ce jeu de mouvement, notre protéine crée des liens avec ses sœurs avoisinantes, les entrainant elles-mêmes en rotation, dans un système d’engrenages dont l’énergie assure les fonctions métaboliques de digestion, respiration et de contraction musculaire. Voilà comment notre protéine se retrouve alors au cœur du mouvement, dans cette « danse de la Vie » qui fait pulser la cellule. La membrane, comme un cerveau… « Mais d’où vient donc ce “signal”  auquel mes protéines répondent, se demande la cellule étonnée ? Qui est le maître de ballet ?  Les gènes de l’ADN ? Non, ils sont bien le programme, mais pas le programmeur ! Qu’on me retire le noyau dans ce procédé appelé “énucléation” et vous verrez bien que je continuerai à vivre pendant quelque mois. Je ne finirai par mourir que parce que je ne pourrai plus me reproduire. Par contre, si on me retire la membrane… alors là, je deviendrai comateuse, comme si on débranchait mon cerveau et je mourrai !» Voilà comment pourrait s’exprimer notre cellule… Le cerveau dans la peau ! La membrane, l’enveloppe, la peau… Le mot est lâché !  Nous savons combien les stimuli tactiles précoces jouent un rôle vital dans notre développement. Ne dit-on pas que le toucher est le « père de tous les sens » ? Nous y reviendrons…  C’est la membrane de la cellule qui capte les informations du milieu décidant lesquelles peuvent rentrer ou pas dans l’espace intracellulaire pour réguler les fonctions internes. Comme le ferait un système nerveux, la membrane analyse les milliers de stimuli qu’elle reçoit grâce à ses protéines réceptrices et effectrices (l’action) enchâssées dans sa peau souple et fluide. Elle les reçoit sous forme de « perceptions » que notre corps tout entier traduira en « sensations » et notre esprit en « émotions »… L’aspect vibratoire Or, si l’on considère, dans la perspective quantique, que l’univers est un ensemble de champs d’énergie individuels tissés dans un canevas d’interactions, nous pouvons postuler que toute information erronée, en provenance de l’environnement, va changer les paramètres biologiques de nos cellules et modifier le champ énergétique. Or, il est des interférences destructives provenant de trois sources de stimuli : traumatiques et physiques (chocs, accidents), toxiques et chimiques (molécules de médicaments, les métaux , pesticides et autres polluants), mentales et ondulatoires (ondes wifi, lignes à haute tension, stress)… Les soins énergétiques, une aide dans l’auto-guérison Comment créer des interférences constructives réparatrices ? Commençons déjà par nous préserver au maximum des diverses pollutions énergétiques de l’environnement. Méfions-nous également des messages négatifs de l’entourage : le médecin qui dit à son malade (même s’il pense cela sans le dire !) qu’il n’en a plus que pour quelques jours à vivre, les dépistages organisés des cancers (mammographies, coloscopies) qui stressent les assurés et les font vivre davantage dans la crainte de la maladie que dans la joie de la santé ! Accordons davantage de place aux soins énergétiques susceptibles de corriger les champs vibratoires défectueux : chiropractie, ostéopathie, thérapies corporelles, homéopathie, acupuncture, nourriture naturelle, compléments alimentaires… Par son approche holistique, le soin donné par le thérapeute énergétique, peut permettre à la vie de retrouver son flux naturel. Accordé à l’univers, le thérapeute est aussi accordé à la fréquence vibratoire de coeur. Et, comme nos cellules ont juste besoin qu’on leur rappelle qu’elles font partie d’un Tout, un soin par la Conscience Vibratoire du Toucher   peut être une bonne indication par son action directe.  Prenons en compte aussi l’effet placebo qu’il est bien dommage d’associer aux malades imaginaires et aux patients influençables. Célébrons plutôt “l’effet croyance”, cette “foi” nécessaire, confortée par la relation positive avec l’accompagnant. Elle est une preuve de la capacité de guérison de l’esprit et du corps. De nos “croyances” à l’épigénétique Accorde-t-on suffisamment d’importance aux ondes de nos pensées qui font partie intégrante de l’ensemble des stimuli ?  Ces ondes véhiculent aussi bien des croyances limitatives et autres sabotages en provenance de notre inconscient, que les pensées créatrices et génératrices de vie que nous cultivons. « La position de l’observateur modifie le système qu’il observe » nous dit la physique quantique. Or comment observons-nous la vie à travers le filtre de l’environnement dans lequel nous évoluons ? Allons-nous engendrer une destruction ou bien une création selon que ce filtre soit purifié ou non ? Une Création ! Retenons surtout cela… Selon cette nouvelle biologie, nous pouvons même modifier le fonctionnement des gènes dont on hérite à la naissance ! C’est comme si ces derniers étaient contrôlés par une série d’interrupteurs et que la nourriture qu’on avale, l’air qu’on respire ou même les câlins que l’on reçoit avaient le pouvoir d’activer ces interrupteurs. C’est en tout cas l’objet d’étude de cette nouvelle science appelée « épigénétique » ( épi signifiant « au-dessus », comme dans le mot épi derme = au-dessus du derme). Quand les Cellules s’assemblent… La première cellule (une bactérie) est née dans l’eau, disions-nous au début de cet article… Dans cette Soupe Primitive au milieu ambiant si favorable, ces organismes unicellulaires n’ont pas tardé à se multiplier, vraisemblablement jusqu’au surpeuplement. Se sont-ils mis à se heurter les uns contre les autres pour tenter chacun de trouver sa place ? Ont-ils été forcés, en raison de cette nouvelle promiscuité, de chercher une solution efficace  de coopération sous la forme d’un regroupement en communautés multicellulaires altruistes dont l’humain serait le résultat final ? Contrairement à ce que disait Darwin, la compétition n’est pas seulement à la base de l’évolution. Les travaux de Jean-Baptiste de Lamarck, prédécesseur de Darwin, qui proposent une notion de coopération dans une adaptation permanente, laissent imaginer que la survie dans la communauté tient davantage à l’alliance qu’au combat. Que se passerait-il, en effet, si chacune de nos milliards de cellules décidait de vivre pour elle seule, de combattre pour être la reine, plutôt que de coopérer avec ses cellules compagnes ? A la survie du plus fort, la survie du plus généreux est plus probable. Dans ce contexte, il ne s’agit plus de guerre mais d’Amour. Le Corps humain – La solidarité des Cellules Ce titre de paragraphe est une rubrique du “Dictionnaire du livre de la nature” d’Omraam Michaël Aïvanhov, avec, à sa suite, la définition suivante : Selon les organes auxquelles elles appartiennent (coeur, estomac, poumons cerveau…) les cellules de notre corps sont comme des individus de natures différentes, occupées à des activités différentes. Elles pourraient donc se sentir étrangères les unes aux autres, et même hostiles. Mais dans un corps en bonne santé, on dirait qu’elles ont conscience d’appartenir à un seul être qui les embrasse et les unit toutes : l’homme lui-même. De façon analogue, les humains sont les cellules de cet immense organisme, la nature qui est le corps du Créateur. Le Créateur est le seul être véritablement existant et toutes les créatures sont des cellules de son corps. Mais comme la conscience de ces cellules que sont les humains n’est pas unifiée, ils s’opposent, se heurtent… Ils se croient justifiés dans leur haines et leurs affrontements, s’imaginant défendre de grandes causes, la nation et la race. […] Tant qu’ils cherchent à exclure des créatures qui font partie comme eux de l’Être sublime, le Créateur, ils entrent en conflit avec le Tout et ils s’excluent eux-mêmes du Tout. Quand les Cercles s’assemblent… Dans “le Cercle des cercles, quand les Cercles s’assemblent “… nous parlons exactement de la même chose et l’illustration ci-dessous, qui s’apparente si fort au mouvement des protéines en engrenage, ne pourrait mieux résumer l’élan de ce blog ! __________________________________________ Nota : Je ne suis pas une scientifique. Pardonnez-moi s'il y a quelques erreurs. Pour écrire, je me suis référée à divers sites d’astrophysique ainsi qu'à à l’excellent livre du biologiste cellulaire Bruce Lipton « la Biologie des Croyances » . Biologie des croyances – Bruce Lipton

  • Question de temps...

    Je n’aurai pas le temps… Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps (Chanson de Michel Fugain) Passeurs de temps Montre molle, Salvador Dali Les temps changent et nous sommes en mesure , aujourd’hui, de reconsidérer la chanson de Michel Fugain sous un angle nouveau… Imaginons, en effet, que nous disposions de deux temps en même temps, mais que nous n’en sachions rien : un temps très court dans lequel nous n’avons le temps de rien faire un temps excessivement long, pendant lequel avons le temps de faire une immensité de choses. C’est le cas, d’après Jean-Pierre Garnier-Malet, le père de la théorie du dédoublement du temps ! Il explique que, dans notre temps à nous, nous n’avons pas le temps de savoir que nous faisons une immensité de choses dans un autre temps, puisque que, pour nous, ce temps n’existe pas ! Et pourtant… il existe bien et modifie notre mémoire instantanément sans que nous ayons le temps de nous en apercevoir ! Voilà qui explique toutes nos intuitions, prémonitions, instincts, idées nouvelles cueillies souvent au réveil. Prions ensemble, si vous le voulez bien Saint Chronicité, comme je l’ai fait moi-même pendant des années sans savoir ce qu’il cachait… J’ignorais encore que nous étions nous-mêmes des « passeurs de temps », des « voyageurs entre les mondes ». Le dédoublement du temps La théorie du « dédoublement du temps» n’a rien à voir bien sûr avec cette pathologie appelée « dédoublement de personnalité ». Elle est supportée par une vraie notion physique. Pour vivre, explique JPGM, il convient d’anticiper tout ce qui va arriver. Une particule sait faire cela très bien. L’expérience la plus classique semble être celle où on observe une particule au bord d’un trou noir : l’unique particule se dédouble en particules A et B. La particule A entre dans le trou noir pour disparaître instantanément. Mais, tout se passe différemment si nous sommes l’observateur dans le trou noir. De ce point de vue, nous voyons alors que la particule A met un temps fou à entrer. Pourquoi donc d’un côté, elle entre instantanément et que de l’autre, elle prend son temps démesurément ? Il y a bien deux temps différents et la relativité du temps est rendue ainsi observable. Si nous comprenions mieux ce dédoublement, nous apprécierons mieux son utilité. En effet, en prenant tout son temps pour faire une multitude d’expériences et vivre plein de choses nouvelles dans le trou noir où elle disparaît, la particule A enrichit sa mémoire. Tandis que la particule B, restée au bord du trou noir, conserve sa mémoire intacte. Vont-elles rester ainsi séparées ? Non ! Aussi rapidement qu’elle y est entrée, la particule A va ressortir et refaire l’union avec B, restée temporairement célibataire. Ce faisant, B enrichit considérablement sa mémoire grâce à l’ échange d’informations entre elle et son double lequel, pendant un temps imperceptible pour nous, était allée se promener dans un temps différent. N’est-il pas temps de comprendre que, étant constitués de particules, cela se passe de la même façon pour nous-mêmes ? Il s’agirait même là d’un principe vital , insiste JPGM, à utiliser de façon consciente pour s’équilibrer. Le double Ainsi, nous vivons dans deux temps différents à la fois, avec deux niveaux de conscience aux fréquences vibratoires différentes selon le point de vue de l’observable ou de l’inobservable, du monde matériel ou du monde spirituel. Ce que d’autres traditions désignent par les mots Soi, noyau spirituel, moi supérieur, essence de l’être, ange gardien… , JPGM préfère dire que nous avons un double . Il est vrai que le mot est sobre, dépouillé de toutes connotations et que, à l’instar de l’exemple des particules, la notion devient davantage tangible pour nous. Cette notion était familière aux templiers qui se représentaient sur leur cheval avec leur double. Familière aussi à Lewis Caroll qui n’hésite pas à envoyer Alice de l’autre côté du miroir afin qu’elle reçoive les informations de son double. *Image : Le templier et son double, tel que son sceau le représentait… Les échanges d’informations Ainsi ce double évoque les échanges d’informations que nous entretenons avec lui. Un échange qui, selon la théorie du dédoublement, se fait de la façon suivante : je me pose une question et je veux avoir une réponse le plus vite possible pour supprimer le temps entre question et réponse, je me dédouble et c’est mon alter ego inobservable qui va répondre à ma question en même temps que je l’ai posée il y a donc du temps pour de nouvelles questions et de nouvelles réponses cela donne une évolution très rapide ! La caractéristique de ce processus de dédoublement, nous dit JPGM, c’est qu’il continue à se faire indéfiniment. C’est-à-dire que celui qui est dédoublé du premier temps se dédouble à nouveau de la même façon dans un deuxième temps et ainsi de suite… Mais tout se passe finalement de façon à ce que nous ayons toujours une impression d’extrême liberté… Ce qui fait que celui qui est dédoublé ne le sait pas ; il a l’impression de vivre avec des idées qu’il fabrique tout seul avec son propre cerveau ; il se croit maître de ses pensées ; il n’imagine même pas que ses pensées sont fabriquées dans un autre temps par une part supérieure de lui-même ! N’est-il pas temps d’en prendre conscience ? Les parasites Mais prenons déjà l’exemple d’une femme dont le mari est en voyage à l’étranger pour plusieurs années. Elle est en relation téléphonique fréquente avec lui pour le soutenir et pour se sentir soutenue pendant son absence. Il y a échanges d’informations utiles pour les deux. Imaginons toutefois que quelqu’un d’autre brouille les ondes entre le mari et la femme  et utilise un téléphone de même type que celui du mari pour se faire passer pour lui. Il donnera des informations qui le serve lui-même et fera vivre à la femme des évènements que son mari ne lui aurait jamais fait vivre. Pour faire la différence entre le double et les parasites, il est important de connaître la loi vitale , de savoir que nous avons un double, d’apprendre à entretenir des relations privilégiées avec lui en alignant notre fréquence vibratoire sur la sienne, de savoir aussi nous adresser au double de nos interlocuteurs à partir de notre double… L’énergie infinie Chaque fois que nous pensons quelque chose, nous donnons une énergie dans un autre monde qui dispose d’un autre temps et dans lequel se fabrique les conséquences de nos pensées. Or, ces conséquences de nos pensées, nous en prenons la synthèse en réponse. Si bien que la perte d’énergie au niveau de la demande correspond à un gain d’énergie avec le potentiel que nous recevons. Et, comme tout cela se fait dans un temps nul, l’énergie est infinie. Car Temps nul = Énergie infinie, selon le principe de Heisenberg , laisse échapper JPGM dont les références scientifiques de son discours sont pourtant extrêmement rares puisqu’il souhaite rendre son discours accessible à des non scientifiques. Le « Point Zéro »  ainsi nommé par certains, contiendrait une énergie illimitée, disponible pour tous, présente dans l’espace et la matière, et que quelques physiciens se risquent à qualifier « d’Esprit de Dieu ». Il pourrait s'agir là de ce que les grands mystiques appellent le « Vide », pour qualifier cet espace neutre, dépourvu d’affects, auquel on se relie par la méditation. Celui qui fait l’expérience du « Vide » sait bien qu’il n’est pas si vide que ça… Il est empli de paix, de vie vibrante et de joie intérieure qui peut mener jusqu’à l’intense expérience vibratoire de l’illumination dont on ressort avec une énergie incroyable… Temps imperceptibles Tout fonctionne selon un emboîtement des temps qui pourrait se poursuivre indéfiniment. nous sommes dans une réalité perceptible et nous nous dédoublons dans un temps imperceptible notre temps imperceptible devient le temps perceptible de celui qui s’y trouve il se dédouble à son tour dans un temps imperceptible… Les potentiels Nous avons coutume de parler « d’inconscient collectif », mais la loi vitale est beaucoup plus simple : il suffit de penser quelque chose pour fabriquer immédiatement dans le futur la conséquence de notre pensée. Cette conséquence est une réalité potentielle. N’importe qui sur terre peut capter ce potentiel, modifier sa mémoire et se mettre à vivre la conséquence de notre pensée. Chacun est donc responsable ! Il semble que nous ayons oublié la loi suivante, pourtant enseignée pendant des siècles par Pythagore, Bouddha, Mahomet, Jésus… : « pense à faire à ton frère ce que tu voudrais que ton frère pense à te faire »,  ou bien, dit d’une manière différente : «  ne pense pas à faire à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse » . Pourquoi cette loi a-t-elle été transformée par « ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse »  ? Cela ne signifie plus rien car si je fais quelque chose à autrui, c’est déjà que j’ai actualisé un potentiel qui a été fabriqué avant ! Les actions sont visibles et les pensées ne le sont pas. Il convient donc de s’en méfier. Ces pensées pourraient bien fabriquer le potentiel correspondant qui demeurera dans la mémoire de l’humanité. Car c’est bien de cela dont il s’agit : une simple pensée modifie l’humanité. Un proverbe qui dit : « qui sème le vent, récolte la tempête ». Et si nous semions plutôt la paix ? L’état de bienveillance Pensons donc à faire aux autres ce que l’on aimerait que les autres pensent à nous faire ! Sans même aller chercher le mot « amour », rarement utilisé de façon complètement neutre, JPGM propose le mot de bienveillance,  ce qui signifie littéralement : « veiller à être bien ». Nous ne sommes pas naturellement bienveillants puisque nos pensées nous échappent ! A nous d’apprendre à contrôler notre pensée en nous demandant constamment si l’autre la trouverait correcte s’il avait la possibilité de lire en nous.  Si la réponse est « oui », alors nous sommes bienveillants… Pour ma part, je me suis fabriqué une phrase bien pratique qui me met immédiatement dans l’état vibratoire adéquate : « Depuis  l e meilleur  d e moi, j’appelle l e meilleur  de X  afin qu’ils actualisent ensemble  le meilleur pour la situation à vivre pour X … pour X et moi-même… » Les ouvertures temporelles Les mots « subconscient » et « inconscient » cachent l’absence de loi. Avec le dédoublement du temps, il est seulement question de temps perceptibles et de temps imperceptibles. Dans notre temps perceptible nous avons l’impression d’avoir des pensées conscientes. Dans les temps imperceptibles, nous avons les mêmes pensées mais nous ne les percevons (nous n’avons pas le temps de les percevoir). Mettons nos pensées en accord dans les deux temps grâce à la  bienveillance !   Les fréquences vibratoires s’aligneront entre notre double et nous et permettra l’échange, dans notre temps (présent) des informations vitales entre le gardien de notre mémoire (passé) et nos multiples possibilités d’avenir (futur) créées par chacune de nos pensées. Vivons pleinement les  « ouvertures temporelles » ! Pour tous renseignements sur la Théorie du Dédoublement du Temps, voir le site de   Jean-Pierre Garnier-Malet

  • Corps et terre en accord

    Corps à Terre Terre à Corps Corps accord Terre accord Encore Corps à Corps Terre à Terre Corps encore Terre encore Accord Terre en Corps Corps en Terre Dans la mort En accord Explore La Vie dort Vie d’or Vie, mord ! Vie/Mort Honore.

  • Le Mouvement Intérieur

    https://www.facebook.com/helaine.charbonnier.teljesseg/ D’abord il y a eu le Mouvement d’en haut… Propulsé par le Big-Bang, le mouvement a organisé l'Espace Et la Terre danse autour du Soleil comme la Lune autour de la Terre. Leurs cercles infinis ont engendré le Temps Et les cycles du jour et de la nuit entraînent la ronde des saisons Dans les spirales évolutives de la Vie. Et le Mouvement d’en bas s'est activé… https://www.facebook.com/helaine.charbonnier.teljesseg/ Entre l'Espace et le Temps, s'est faufilé l'Humain Et, le mouvement cosmique s'est emparé de lui. Son cœur et sa respiration palpitent avec le vent Les atomes de son corps jouent avec la poussière d'étoiles Et son âme trouve alliance avec la vibration du Vivant. https://www.facebook.com/helaine.charbonnier.teljesseg/ Que devient le mouvement ? Les questions d'environnement, les conditions de vie, L'histoire individuelle, l'héritage familial, Figent parfois le temps et rétrécissent l'espace. L'horizon se voile et le corps se contracte. L'être tout entier réclame le Mouvement Intérieur . Patricia

  • La Danse des 5 Rythmes®

    ​ La danse est spontanée et universelle. Depuis l'aube de l'humanité, nous traversons un temps cyclique. Nous enfilons indéfiniment des cercles, des boucles, des vagues, dans une danse en spirale.  L'enfant exprime sa joie en dansant. La tribu parle aux Dieux en dansant.   La danse a de multiples bienfaits ​ Elle nous replace dans le temps cyclique. Elle bouscule l'inertie du corps. Elle ouvre le cœur et balaye les certitudes intérieures. Elle nous fait traverser la gamme des émotions. Elle nous fait accéder à la palette de couleur de l'artiste qu'on a oublié d'être. Elle stimule le Mouvement Intérieur . ​ La Danse des 5 Ryth mes® ​ Pour ma part, j'ai longuement exploré la Danse des 5 Rythmes® mise au point par l'américaine  Gabrielle Roth . Danser les rythmes a été pour moi comme danser la vie. J'ai retrouvé dans les rythmes les cycles énergétiques complets de la Psychologie Biodynamique (charge, décharge, détente, récupération, restauration).  Patricia Les rythmes de la Danse des 5 Rythmes® 1. Le rythme FLOWING (fluide) débute le cycle. Le mouvement évoque le taï chi chuan. Les gestes sont souples, lents, élégants, coulants, caressants, tout en courbes et en cercles. Il touche le féminin en nous, l'énergie yin. Il est relié à la Terre et enseigne à ETRE. 2. Le rythme STACCATO (saccadé) prend la suite. Le mouvement évoque le karaté. Les gestes sont secs, courts, définis, tranchés, syncopés, tout en lignes et en angles. Il touche le masculin en nous, l'énergie yang. Il est relié au Feu et enseigne à FAIRE, dans l'enracinement. 3. Le rythme CHAOS  enchaîne. Le mouvement sauvage évoque les danses tribales. La tête perd le contrôle et s'en remet aux pieds qui restent enracinés. Le corps qui lâche prise peut s'agiter comme un pantin désarticulé dans une alternance de soubresauts et de relâchements. Ce rythme touche l'instinctuel en nous. Il est relié à l'Eau et enseigne l'ABANDON. 4. Le rythme LYRICAL (lyrique) est le début de l'apaisement. Le mouvement, est léger et joyeux, plein d'allégresse, d'insouciance, de virevoltes, de pirouettes et d'envols enchantés. Il touche l'enfant intérieur. Il est relié à l'Air et enseigne la SPONTANÉITÉ. 5. Le rythme STILLNESS (quiétude) termine le cycle. Calme, méditatif, centré, c'est un rythme d'intégration, une dialectique entre le mouvement et la stase. Les mots pour le définir pourraient être : plénitude vide, présence vibrante, sérénité dynamique, prière dansée… Il résume en lui les quatre éléments et enseigne LE RETOUR A SOI. https://youtu.be/8cYYzcTzm6Y?si=-J6b4M3TV4TTNj31

  • Mélusine et le feu dans l’eau

    Résumé de la légende de Mélusine Deux dans l’Une, dedans l’Une Femme d’eau avant toute chose, j’aime conter comment l’amour a attisé mon feu secret alors que j’apercevais dans le miroir de l’onde de la « Fontaine de Soif », l’un des lieux d’eau où je me régénère, l’image de Raymondin, ma part masculine. Il était triste et éteint et une étincelle, jaillissant de mon feu intérieur, est venue embraser son cœur. J’ai su immédiatement qu’il allait être celui  par lequel j’allais accomplir ce destin humain dont je devais faire l’expérience. Curieusement, le feu de mon eau, c’est dans les bains hebdomadaires que je l’entretiens. Il suffit, en effet, que je me glisse dans mon bassin de marbre, bien à l’abri des regards profanes, pour retrouver ma forme sacrée. Là, j’arbore l’énorme queue de serpent dont ma mère m’a dotée et je l’agite vigoureusement dans mes eaux matricielles. Qui pourrait imaginer que l’énergie prodigieuse alors déployée, appelle le feu d’en haut à s’unir au feu d’en bas, dans le creuset alchimique de mon bassin ?  Dans cette danse des flammes, mon âme s’enspirale  tandis que se répand alentour le Feu igné. Trois « fonctions » Dans la région poitevine où je réside, on me connaît pour mon activité colossale de défricheuse et de bâtisseuse. En effet, pour l’amour de mon époux, mais aussi pour utiliser le feu qui m’anime, j’ai fait construire mystérieusement les châteaux de Lusignan, de Mervent, Vouvant, Saint-Maixent, Parthenay et bien d’autres œuvres encore… Certes, j’assure la «fonction production» avec la fécondité et la richesse associées. Mais n’ai-je pas aussi donné naissance à une lignée de chevaliers et de conquérants pour laquelle on m’attribue aussi la « fonction force », cette force martiale qui protège ? Quant à la « fonction sacerdotale » qui définit mon lien avec la Connaissance, la Souveraineté et le Sacré, je la tiens de ma queue de serpent dont découle l’onde de vie qui se propage sur mon passage. Trois « principes » Dame des Philosophes, je suis pour eux le « Mercure libre », subtil et immatériel, le principe volatil de la matière. Mais tout me pousse à « fixer le volatil » de mon Mercure pour permettre au Soufre, principe masculin fixe, de « volatiliser le fixe » de son état et qu’il ne reste que le blanc dépôt du Sel après la longue épure de bains en bains dans le vase alchimique, cette cuve où je me baigne… De la célébration des « noces mystiques du Roi et de la Reine » jaillit le feu de la « Salamandre » grâce à l’action de ma queue de serpent. C’est alors que je deviens « Dragon Ailée » ou « Mercure Double » ou encore « l’Androgyne ». Mais je suis, en fait, la Mère-Cure, celle qui guérit par l’équilibre et l’harmonie, et mon double pouvoir de Mort et de Vie, de séparation et de réunion, « Solve et Coagula », me permet, à certains moments de l’Année, de trouver l’accord entre le sec et l’humide, le feu et l’eau, en les maintenant conjointement dans une tension créatrice où l’eau ne mouille pas et le feu ne brûle pas mais, au contraire, se nourrissent l’un de l’autre… Quatre éléments Comme Mère Cure, on me retrouve dans les fontaines guérisseuses auxquelles on donne des noms de Saints ou de Saintes, faute de mieux me connaître. Car je suis une femme Vouivre qui serpente et ondule sous la terre pour la réchauffer et la régénérer afin d’en garantir fertilité et fécondité. En échange, je reçois ses oligo-éléments et ses sels minéraux qui confèrent à mes Sources une qualité exceptionnelle. En recueillant mon eau, on me vénère et on erre dans mes veines, les « Veines du Dragon », ces courants telluriques que je parcours indéfiniment. Chacun veut s’imprégner de la force prodigieuse qui y circule tandis que je m’efforce d’en maintenir l’accord avec les flux cosmiques gérés par la Grande Ourse. Cet accord, le Roi Arthur (l’Ours), ce fils de Pen Dragon, l’avait trouvé et son règne en a bénéficié. Les « Veines du Dragon », ce sont les méridiens de la terre dont les anciens avaient toute connaissance. Pour honorer certains de leurs points, et dans un travail d’acupuncture terrestre de recherche d’équilibre, ils y plaçaient des mégalithes auxquelles on donne parfois le nom de « dracontias ». Mais quand les « Veines du Dragon » viennent à se confondre avec le lit d’un fleuve, alors je laisse libre cours à mes débordements et les eaux se gonflent démesurément jusqu’à ce que crues dévastatrices s’ensuivent. Le « Drac » notamment, ce fleuve au nom de dragon, connaît bien mes excès. Non loin de ses berges, dans les grottes nommées les «Cuves de Sassenage», je me suis aménagé un sas sans âge, une sorte de cuve secondaire qui n’est pas sans me rappeler celle de mon Poitou natal, à Lusignan où ma légende reste attachée. De la Vouivre au Dragon, il n’y a donc qu’un pas griffu, un coup de nageoire, un coup de flamme, ou un coup d’ailes… Certes, je vis dans les entrailles de la terre à la recherche des cours d’eau, mon feu s’exprime par des éruptions volcaniques dont les gaz, portés par mes ailes, se propagent dans les airs. On m’attribue les forces terrifiantes de l’érosion qui sculptent les paysages dans une transformation perpétuelle… L’envol du Dragon A Lusignan, dans le secret de mon bassin, chaque samedi, rituellement, j’enroule les cycles et célèbre mes rythmes naturels dans un processus de  renouvellement infini. Cela implique toutefois des sacrifices nécessaires dont mon époux, Raymondin, a fait les frais. Il faut dire qu’il avait découvert ma véritable nature en me regardant, indiscrètement, par le trou de la serrure, m’ébattre dans mon bain. Il est des « portes initiatiques » que l’on ne force pas. Nul ne peut pénétrer les mystères de la Nature et de ses processus de transformation s’il est seulement animé d’une curiosité gratuite. Raymondin n’était pas prêt à franchir ce seuil qui séparait l’espace profane de l’espace sacré. Le temps de sa « deuxième naissance » n’était pas encore venu. Là s’arrêtait donc mon œuvre et je devais le laisser face à sa liberté. A lui, désormais, d’accomplir sa voie, d’accéder à sa véritable royauté. Je n’étais jusque là qu’une femme serpente lorsque je senti me pousser de grandes ailes de chauve-souris. C’est sous la forme d’un Dragon ailé de taille gigantesque que je pris mon envol depuis une fenêtre du château non sans, auparavant, avoir pris soin de proclamer à tous ma « filiation royale » (ma mère est la fée Presine et mon père, le Roi d’Albanie). Je fis trois fois le tour du château en poussant un cri étrange et douloureux avant de disparaitre dans les nues… aux yeux des humains seulement. Car je reste une « passeuse » d’entre deux mondes, liée à la Vie et à la Mort. La Vie, je l’honore en revenant secrètement chaque nuit pour allaiter mes derniers enfants dans la continuation de mon oeuvre divine à travers ma lignée, tant il est vrai que « la Voie Lactée » permet, d’après vos alchimistes, le passage du monde visible au monde invisible. La Mort, je l’accueille dans la « vraie vie » de l’Autre Monde et, lorsqu’un descendant mâle des Lusignan est sur le point de mourir, je viens prévenir en lançant un grand cri qui retentit alentour. Feu de la Terre et du Ciel On s’est toujours demandé d’où me venait cette vitalité étonnante qui fait de moi la bâtisseuse prodigieuse que l’on connait. Vous soulèverai-je un instant le voile ? Il est une source de vie incandescente appelée Vril *, un immense réservoir d’énergie proche du Qi des chinois et du Prâna des hindous. Le Vril, c'est la force vitale des dieux dont les courants telluriques de la Vouivre ne sont que l’expression. Le Vril, c’est l'énergie combattive des guerriers Vikings qui en "chargeaient" leurs drakkars à proue de dragon. Le Vril, c'est la force magique des Runes créatrices de destinées. Le Vril, c'est l’énergie blanche des guérisseurs et des sorciers. Dans un langage scientifique plus entendable pour vous, le Vril, c’est aussi la géo-énergie émise par la rotation de la Terre et qui participe à la fois de l’électricité, du cosmo-tellurisme,  de l’électronique, du magnétisme et de la force psychique, tout en véhiculant de l’information. Par les transvasements permanents que j'effectue entre la Terre et le Ciel, je fais du Vril une magie opérative qui rend visible ce que le trois fois grand Hermès trismégiste a gravé en lettres de feu dans la Table d'Emeraude : "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour faire les miracles d'une seule chose". * Le mot Vril a d’abord été utilisé par les rosicruciens au 19ème siècle et a été popularisé par la nouvelle de Edward George Bulwer-Lytton, Vril: The Power of the Coming Race (1870). Ce mot a été déconsidéré par son usage par des sociétés secrètes nazies. Feu du Chaudron Sourcière autant que sorcière,  il m’arrive de prendre les traits de la Kerridwen celtique. Alors, d’un coup de baguette, ou plutôt de cuillère magique, le bassin où je me baigne devient chaudron et le dieu Kernunos est à mes côtés, brandissant un serpent. Quant à mes bains purificateurs, il me suffit de ceux de la lumière des astres, lorsque, tout juste « revêtue du ciel », je m’en vais, sous la lune pleine, ramasser  les plantes sacrées destinées à imprégner l’Eau de mon chaudron de leurs informations divines. Mais le secret de mon art est encore dans le Feu. Celui de la Terre sur lequel j’ai pouvoir : il brûle sous mon chaudron comme il brûle en moi-même. Celui du ciel appelé par les battements répétés de la cuillère, rappelant ceux d’une queue de serpent dans un bassin de marbre. Et, lorsque le chaudron bout à gros bouillons signifiant que les deux feux coïncident, alors les exhalaisons se répandent dans l’Air. Le breuvage d’éternité, « fixé » à travers les quatre éléments de la « matière », est prêt. A défaut de Raymondin, le jeune Gwion sera le prochain initié s’il passe les épreuves… Le voilà d’ailleurs qui recueille trois gouttes volatiles et, avec elles, la Connaissance des quatre éléments et l’art de la transmutation. Je veux le vérifier et, tandis qu’il m’échappe sous la forme d’un lièvre courant sur la Terre, je deviens lévrier à sa poursuite. Il plonge alors dans l’Eau sous la forme d’un poisson et c’est en tant que loutre que je file derrière lui. Il s’élève dans les Airs et devient oiseau et moi, épervier prêt à m’abattre sur lui. Apercevant un tas de blé, il y plonge pour n’en devenir qu’un grain parmi les autres.  Mais moi, je deviens poule noire, le retrouve et n’en fait qu’une becquée pour le " passer au Feu " du chaudron de mon ventre. Neuf mois plus tard, alors que j’ai repris ma forme initiale, j’accouche de Taliésin. Tournez neuf fois les Cercles dans les Chaudrons chante un poète de ma connaissance…  Dans son chaudron la sorcière/Avait mis quatre vipères… chante une comptine. Les vipères : Kernunos n’est pas loin, son serpent à la main… Serpent de Feu Kernunos est là, en effet. Assis en lotus, dans cette position indo-européenne, devenue de nos jours si familière, il tient un serpent dans la main gauche. Nous montre-il la voie du " Serpent de feu " ? Dans sa main droite, il brandit un torque. Ce dernier symbolise-t-il le cercle de la « petite fontaine » qu’est notre fontanelle ? La Sagesse hindoue nous parle de l’énergie Kundalini, représentée par un serpent lové dans notre sacrum qui ne demande qu’à s’éveiller jusqu’à la fontanelle et nous conduire à l’illumination. Encore nous faut-il, auparavant, avoir dompté le Dragon en transmutant cette part ténébreuse de nous-mêmes où se côtoient pulsions infernales et peurs associées, reflet de notre ignorance. D’où les purifications nécessaires dans le vase alchimique, quel que soit la forme qu’on lui donne. La montée du Serpent, de chakra en chakra, dans notre colonne vertébrale est souvent comparée au mouvement de rotation d’un bâton produisant le feu par friction. La création toute entière, dit-on, serait le fruit de ce feu de « barattage » qui bouge des énergies opposées telles la lumière et l’obscurité, l’esprit et la matière. C’est aussi l’action de ma queue de serpent dans ma forme de Mélusine… Ici, les énergies opposées se nomment Ida et Pingala. Ida est le " nadi " (ou canal d’énergie) gauche, féminin, lié à la terre et à l’eau, dont le courant circule de bas en haut. Pingala est le nadi droit, masculin, lié au feu et à l’air, dont le courant circule de haut en bas. De leur croisement enspiralé, s’ensuit un frottement s’exprimant à travers les chakras et qui permet au Serpent de Feu de monter dans Suschumna, le canal central jusqu’à ce qu’il perce la surface de la "petite fontaine". Patricia Bibliographie : Le Roman de Mélusine (1393) : livre en prose rédigé par Jean d'Arras, libraire et relieur, à la demande du Duc Jean de Berry, à qui vient d'être rendu le Comté de Poitiers en 1369, et de sa soeur Marie de France. Le Roman de Lusignan (1401) : version en vers, rédigée par le libraire parisien Coudrette, commandée par Guillaume de Parthenay. Notes : Au Moyen Âge, il était assez courant de se constituer une généalogie où le merveilleux le disputait à l’histoire.  Une famille noble et puissante pouvait faire rédiger une histoire empruntée au folklore d'un lointain passé. C'est ainsi que, Mélusine, en devenant l'ancêtre mythique des Lusignan, a doté la généalogie Jean de Berry, héritier de cette maison, d'une origine divine. Selon certains auteurs, Aliénor d'Aquitaine aurait servi de modèle pour la description littéraire de la fée Mélusine. Grande bâtisseuse, Aliénor a doté le Poitou de forteresses, d'abbayes et d'églises et a contribué au développement de La Rochelle, tel qu'on l'attribue à la fée. Comme Mélusine, elle est la mère de dix enfants (de deux rois différents). Elle est aussi la Dame des troubadours, c'est-à-dire la femme qui, au XIIe siècle, prend conscience que la souveraineté est féminine et que les hommes en sont les chevaliers servants. Résumé de la légende de Mélusine

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