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- La Conscience vibratoire du Toucher©
Entrer en conversation avec le corps vivant Comme la rivière qui traverse les paysages de Nicholas Roerich, le vivant trouve toujours son chemin. Même lorsqu'il rencontre des obstacles, il poursuit silencieusement son mouvement. Le corps est animé par cette intelligence d'auto-régulation naturelle, qui le conduit sans cesse à retrouver son équilibre. Par un geste conversationnel, une véritable relation peut s'ouvrir avec cette intelligence. Le corps répond, se relâche, retrouve son mouvement. Peu à peu, ce dialogue révèle une réalité plus vaste : le vivant forme un continuum, depuis la matière la plus dense jusqu'à son rayonnement le plus subtil. Au fil des années, cette compréhension m'a conduite à développer la Conscience Vibratoire du Toucher©. Plus qu’une technique, cette approche est une qualité de présence et d'écoute. Selon ce qui se présente, le geste s’adapte (massage biodynamique, action sur les fascias, toucher inspiré du shiatsu, drainage lymphatique doux ou travail plus délicat sur les champs énergétiques) mais son intention demeure : accompagner le mouvement naturel du vivant. Nicholas Roerich, 1931 Une conversation en cinq temps 1. Ecouter – Retrouver la source Toute conversation commence par une écoute. Apprendre à percevoir le langage du corps, ses rythmes, ses tensions, ses silences et son intelligence profonde. 2. Accueillir – Rencontrer les obstacles Comme une rivière rencontre les pierres qui modifient son cours, le corps porte les traces de son histoire. Les accueillir ouvre déjà un espace de transformation. 3. Libérer – Laisser revenir le courant Lorsque les résistances s'assouplissent, le mouvement naturel reprend. Le corps relance son processus d'autorégulation naturelle. La circulation énergétique physique, émotionnelle et spirituelle retrouve son accord. 4. Intégrer – Élargir le mouvement Le vivant retrouve progressivement toute son amplitude. Ce qui a été libéré s'inscrit durablement dans le corps, qui devient plus disponible, plus stable et plus présent. 5. Habiter – Rayonner le vivant La conversation avec le corps devient une manière d'habiter pleinement sa vie.
- Le cycle du Vivant
Mandala cosmologique du Mont Meru, Dynastie des Yuan, Metropolitan Museum Un même mouvement à travers le ciel, les lignées et le corps Qu'il s'agisse de contempler un thème astrologique, d'explorer l'histoire de ses lignées ou d'entrer en relation avec son corps, ces trois approches peuvent sembler très différentes. Pourtant, elles procèdent pour moi d'une même intuition : le vivant est mouvement. Il porte une histoire, rencontre des obstacles, transforme ce qu'il reçoit, se déleste de ce qui n'a plus lieu d'être et cherche sans cesse de nouvelles formes pour poursuivre son chemin. C'est ce mouvement profond que j'appelle le Cycle du Vivant. Il ne constitue pas une méthode supplémentaire. Il est plutôt une trame commune, une manière d'entrer en relation avec le vivant à travers trois de ses langages : le ciel, les lignées et le corps. Les trois portes du vivant Par la porte du ciel, l'astrologie invite à CONTEMPLER le ciel de naissance comme un langage symbolique. Elle éclaire les forces qui nous habitent, leurs tensions, leurs ressources et le mouvement singulier qui cherche à s'accomplir à travers notre existence. Par la porte des lignées, la psychogénéalogie invite à RECONNAÎTRE ce qui nous relie à nos lignées : les histoires et les transmissions, les ressources reçues, mais aussi les fidélités et les répétitions qui continuent parfois à vivre à travers nous. Par la porte du corps, la Conscience Vibratoire du Toucher© invite à RESSENTIR le corps comme un interlocuteur vivant, à écouter ses rythmes, ses cristallisations, ses silences et ses mouvements, de la matière la plus dense jusqu'à son rayonnement le plus subtil. Une matrice en cinq mouvements J'observe dans le vivant une dynamique commune : il reçoit, transforme, se déleste, engendre et diffuse. Qu'elle se manifeste dans le corps, dans les lignées ou dans notre chemin intérieur, cette dynamique dessine pour moi une même matrice. Je la transpose dans mes accompagnements en cinq mouvements : Écouter - Mûrir - Libérer - Engendrer - Rayonner. 1. Écouter Recevoir ce qui se présente et lui faire une place. Écouter, c'est laisser le vivant nous rencontrer. 2. Mûrir Transformer intérieurement ce qui a été reçu. Mûrir, c'est laisser le vivant accomplir son travail de transformation. 3. Libérer Se délester de ce qui n'a plus besoin d'être retenu. Libérer, c'est rendre possible un nouveau mouvement. 4. Engendrer Donner forme à ce qui cherche à naître. Engendrer, c'est laisser le vivant créer une nouvelle expression. 5. Rayonner Laisser se diffuser ce qui est devenu vivant en soi. Rayonner, c'est laisser le vivant circuler au-delà de soi. Un cycle plutôt qu'un chemin linéaire Ces cinq mouvements ne constituent pas les marches d'un escalier que l'on gravirait une fois pour toutes. Le vivant fonctionne par cycles. Nous écoutons, nous mûrissons, nous libérons. Quelque chose de nouveau peut alors naître et se diffuser. Puis une nouvelle expérience se présente, qui demande à son tour à être accueillie et transformée. Le dernier mouvement contient ainsi déjà le commencement du suivant. C'est pourquoi je parle de Cycle du Vivant. Trois portes, une même matrice Trois portes s'ouvrent ainsi dans une même matrice : celle du Vivant. Par le ciel, les lignées ou le corps, chacune invite à entrer en conversation avec lui et à accompagner son mouvement..
- La psychogénéalogie en cinq saisons intérieures
Et si votre histoire familiale était bien plus qu’un héritage du passé ? A travers son œuvre Krishna sous l'arbre, le peintre Nicholas Roerich, nous rappelle que notre histoire est semblable à un arbre : ses racines plongent dans une terre ancienne tout en portant un élan vers les sommets. Comme la nature, elle traverse des cycles de croissance, de dépouillement et de renouveau. Je vous propose d'explorer la psychogénéalogie comme une transformation intérieure, inspirée du rythme de la nature. Les héritages, les blessures et les ressources de votre histoire familiale deviennent autant d'étapes vers une croissance plus libre.. Comme un arbre, notre histoire familiale traverse des saisons successives. Chacune révèle une manière différente de grandir, de se dépouiller, de se transformer et de renaître. Les saisons évoquées ici ne sont pas celles du calendrier, mais celles de la vie intérieure, que chacun traverse à son propre rythme. Krishna sous l'Arbre, Nicholas Roerich, 1929 Une transformation intérieure en cinq saisons 1. Le premier printemps – Découvrir Entrer dans son histoire familiale, retrouver les événements marquants de ses lignées et reconnaître le terreau dans lequel sa vie a pris racine. 2. Le plein été – Mettre en lumière Observer ce qui s’est développé au fil des générations : les valeurs, les ressources et les talents, mais aussi les rôles, les croyances, les loyautés invisibles et les répétitions familiales. 3. L’Automne – Laisser tomber Distinguer ce qui vous appartient de ce qui a été hérité, afin de déposer les charges, les injonctions et les fidélités inconscientes qui entravent aujourd’hui votre mouvement. 4. L’Hiver – Transformer Accueillir le temps de l’intégration, renouer avec les forces profondes de vos lignées et laisser se transformer intérieurement ce qui a été reconnu et libéré. 5. Le nouveau printemps – Faire naître Retrouver votre juste place, choisir consciemment ce que vous souhaitez conserver et transmettre, et ouvrir un nouvel espace pour votre propre devenir. Et si une nouvelle saison de votre histoire cherchait aujourd’hui à commencer ? Votre paysage des lignées personnalisé À l'issue du parcours, vous repartez avec votre Paysage des lignées personnalisé (génosociogramme), enrichi des principaux éclairages qui ont émergé au cours de notre travail. Plus qu'un document généalogique, il devient une carte vivante de votre histoire, témoignant du chemin parcouru.
- L'astrologie en cinq passages du ciel
Et si votre thème natal était bien plus qu'une carte du ciel ? Je vous propose de le découvrir comme un compagnon de voyage capable d'éclairer le mouvement profond qui traverse votre existence. À l'image du voyageur de la célèbre gravure de Flammarion, qui soulève le voile du ciel visible pour découvrir le ciel caché, ce parcours vous invite à franchir le seuil de votre propre ciel intérieur. Au fil de cinq passages, votre thème natal devient un compagnon de voyage qui éclaire les grandes étapes de votre chemin. Non pour prédire l'avenir, mais pour mieux comprendre ce qui cherche à s'incarner à travers vous. Les cinq passages se vivent à votre rythme. Ils dessinent un parcours conseillé, sans engagement : vous restez libre d’espacer les séances ou d’interrompre le voyage à tout moment. À l’issue de chaque passage accompli, vous recevez votre Carnet de Voyage personnalisé. Les cinq passages 1. L'appel – Écouter Discerner ce qui vous appelle aujourd'hui : une aspiration, une question, un désir profond qui cherche à émerger. 2. Les paysages intérieurs – Reconnaître Découvrir votre monde intérieur, vos ressources, vos talents, vos élans et votre manière singulière d'habiter la vie. 3. Les passages – Traverser Accueillir les tensions, les défis et les transformations qui jalonnent votre histoire pour en faire des forces d'évolution. 4. Le courant vivant – Laisser circuler Retrouver une circulation plus juste de votre énergie, de vos relations et libérez vos élans afin d'avancer avec davantage de fluidité. 5. Le chemin vivant – Habiter Incarner pleinement votre vocation intérieure et donner une forme concrète à ce qui cherche à s'exprimer à travers vous. Et si le premier passage était celui qui vous attend aujourd'hui ? Votre carnet de voyage personnalisé Conçu comme un compagnon de route, il vous permet d’approfondir, d’intégrer et de laisser mûrir ce qui s’est révélé au cours de la séance.
- Les fantômes familiaux : quand les secrets traversent les générations
Ce qui n'est pas dit continue parfois d'agir Dans certaines familles, il existe des sujets dont on ne parle jamais. Un décès évoqué à demi-mot. Une disparition restée mystérieuse. Une naissance cachée. Une faillite, une guerre, une maladie, un abandon ou une rupture dont personne ne souhaite se souvenir. Le temps passe, les témoins disparaissent, mais le silence demeure. Et pourtant, ce qui n'a pas été dit ne disparaît pas toujours. Il peut continuer à vivre dans l'inconscient familial et exercer son influence sur les générations suivantes. La psychogénéalogie appelle parfois ces héritages invisibles des « fantômes familiaux ». Qu'est-ce qu'un fantôme familial ? Le terme a été développé par les psychanalystes Nicolas Abraham et Maria Törok. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, le fantôme familial n'est pas un esprit au sens littéral. Il désigne la trace psychique laissée par un événement traumatique ou un secret qui n'a jamais pu être élaboré ni transmis de manière consciente. Lorsqu'un vécu est trop douloureux pour être exprimé, il peut être enfoui dans le silence. Mais ce qui est enfoui ne disparaît pas nécessairement. Il arrive alors que les descendants ressentent des émotions, des peurs, des culpabilités ou des comportements qui semblent ne pas leur appartenir entièrement. Comme si quelque chose cherchait encore à être reconnu. Les signes d'une mémoire cachée Les fantômes familiaux ne se manifestent pas toujours de manière spectaculaire. Ils peuvent apparaître sous la forme : d'une angoisse inexpliquée ; d'un sentiment de culpabilité sans cause apparente ; d'un blocage récurrent ; d'une difficulté à trouver sa place ; d'un événement qui se répète à travers plusieurs générations ; ou d'un silence persistant autour d'une personne ou d'un épisode familial. Ces manifestations ne prouvent pas l'existence d'un secret, mais elles invitent parfois à regarder plus attentivement l'histoire familiale. Les secrets de famille Le secret n'est pas seulement ce qui est caché. Il est aussi ce qui ne peut être pensé, ce qui ne trouve pas de mots pour être raconté. Lorsqu'un événement demeure exclu de la mémoire familiale, il crée souvent une zone d'ombre autour de laquelle s'organisent inconsciemment de nombreuses attitudes et comportements. Les générations suivantes perçoivent parfois cette absence sans pouvoir l'identifier clairement. Elles héritent alors non seulement de l'histoire familiale, mais aussi des silences qui l'entourent. Didier Dumas et la maladie des ancêtres Le psychanalyste Didier Dumas a particulièrement étudié ces transmissions inconscientes. Selon lui, certaines souffrances peuvent provenir d'histoires restées inachevées dans les générations précédentes. Il parle alors de « maladie des ancêtres » pour désigner ces mémoires familiales qui cherchent à être reconnues à travers les descendants. Cette expression ne signifie pas que nous sommes condamnés à reproduire les blessures de nos ancêtres. Elle souligne plutôt l'importance de remettre du sens et de la conscience là où le silence s'est installé. De l'ombre à la lumière L'objectif de la psychogénéalogie n'est pas de révéler tous les secrets ni d'accuser les générations précédentes. Chaque famille possède ses blessures, ses protections et ses silences. Le véritable enjeu consiste à transformer ce qui était inconscient en connaissance, afin que ce qui était subi puisse devenir librement choisi. Lorsqu'un événement retrouve sa place dans l'histoire familiale, il cesse progressivement d'agir dans l'ombre. Le fantôme devient alors mémoire, et la mémoire peut enfin être intégrée. Pour aller plus loin Consulter toute la série d'articles : Qu'est-ce que la psychogénéalogie ? Le génosociogramme : cartographier l'histoire familiale Les fantômes familiaux et les secrets de famille Jung et l'héritage psychique des ancêtres Psychogénéalogie et chamanisme
- Psychogénéalogie : sommes-nous porteurs de l'histoire de nos ancêtres ?
Quand le passé continue de vivre en nous Pourquoi certaines situations semblent-elles se répéter dans notre vie ? Pourquoi certains choix, certaines peurs ou certaines difficultés nous accompagnent-ils malgré nos efforts pour nous en libérer ? La psychogénéalogie part d'une intuition simple : nous ne venons pas au monde dans une histoire vierge. Nous héritons non seulement d'un patrimoine biologique, mais aussi d'un patrimoine psychique, émotionnel et symbolique transmis par notre lignée familiale. Ainsi, sans en avoir conscience, nous pouvons porter les traces de deuils non résolus, de secrets de famille, de traumatismes ou d'événements restés sans parole. Ces mémoires invisibles continuent parfois d'influencer notre manière de vivre, d'aimer, de choisir ou de donner sens à notre existence. Les loyautés invisibles Certains auteurs ont nommé ces transmissions inconscientes des « loyautés invisibles ». Elles correspondent à ces liens profonds qui nous relient à notre système familial et nous poussent parfois à reproduire, réparer ou prolonger ce qui n'a pu être accompli par ceux qui nous ont précédés. Par fidélité, par amour ou simplement parce que nous ignorons leur existence, nous pouvons répéter certains schémas : relations difficiles, échecs récurrents, dates significatives, choix de vie semblables ou encore destinées interrompues. Ces répétitions ne sont pas des fatalités. Elles peuvent être envisagées comme des appels à la conscience, invitant à reconnaître ce qui, dans l'histoire familiale, demande encore à être vu, compris ou pacifié. Comprendre pour se libérer Le travail psychogénéalogique ne consiste pas à rechercher des responsables dans le passé. Il vise avant tout à mettre en lumière les influences qui agissent à notre insu. Lorsque nous identifions l'origine de certains conditionnements, nous cessons progressivement de nous confondre avec eux. Ce qui semblait appartenir à notre identité profonde apparaît alors comme l'expression d'une histoire plus vaste, dont nous sommes à la fois les héritiers et les transformateurs. Cette prise de conscience ouvre un espace de liberté. Elle permet de transformer une fidélité inconsciente en choix conscient et de retrouver sa propre capacité de création. Retrouver la sève de l'arbre J'aime comparer la psychogénéalogie à l'observation d'un arbre. bien souvent, des perturbations viennent entraver la croissance de l’arbre originel : les tailles de sauvegarde (secrets), les greffes (rajouts idéalisés), les marcottages (répétitions inconscientes), les parasites (fantômes ou dettes psychiques). De la même manière, explorer son histoire familiale permet souvent de comprendre ce qui freine l'élan de vie et d'en restaurer la circulation. Peu à peu, ce travail favorise un processus d'individuation : il ne s'agit plus seulement d'appartenir à une lignée, mais de devenir pleinement soi-même, en honorant ses racines sans rester prisonnier de leur histoire. Car un arbre ne grandit pas en reniant ses racines. Il grandit lorsqu'il peut enfin recevoir leur force sans porter leurs blessures. Pour aller plus loin Consulter toute la série d'articles : Qu'est-ce que la psychogénéalogie ? Le génosociogramme : cartographier l'histoire familiale Les fantômes familiaux et les secrets de famille Jung et l'héritage psychique des ancêtres Psychogénéalogie et chamanisme
- Mon approche psycho-corporelle
Les approches diffèrent suivant les formations complémentaires variées des praticiens de la Psychologie Biodynamique. Je croise moi-même différentes grilles de lecture (transgénérationnel, approche des rêves) et je considère le Massage Biodynamique comme : 1. Une voie de Connaissance Il est véritablement un outil de reconstruction de la "maison intérieure" du consultant modifiant considérablement son image inconsciente du corps (système de représentation du monde selon Françoise Dolto). D'une façon imagée, on pourrait l'énoncer ainsi : le massage des viscères réveille l'énergie tellurique du lieu, le massage des os fortifie la charpente de l'édifice, le massage des muscles consolide les piliers, le massage de la peau régénère la maçonnerie des murs, le massage du corps éthérique invite la lumière intérieure retenue à oser rayonner. Dans un mouvement permanent qui va du dedans au dehors et du dehors au dedans, l'être profond est sollicité et réveillé. Il s'ensuit généralement un impressionnant sentiment de définition et d'identité. 2. Une guérison des blessures de l'âme inscrites dans le corps Le processus par lequel la "nouvelle maison" méconnue est mise jour tandis que "l'ancienne maison" périmée est déconstruite, forme une boucle énergétique complète en récapitulant trois niveaux : la sensation (le contact le plus archaïque avec le trauma), l'expression (la parole et le mouvement associés au trauma) la situation (la représentation mentale qu'on se fait du trauma) On retrouve le développement des trois feuillets de l'embryon : l'endoderme, feuillet intérieur dont dépend le développement des viscères, nos énergies les plus primitives (la sensation) le mésoderme, feuillet intermédiaire qui relie les deux autres, dont dépend, entre autres, le développement des muscles, ces sculpteurs de la volonté (l'expression) l'ectoderme, feuillet extérieur dont dépend, entre autres, le développement du cerveau qui gère l'analyse du trauma (la situation) 3. Une reconnexion somato-psychique Dans Sans père et sans parole, Didier Dumas, psychanalyste transgénérationnel ayant longtemps travaillé avec Françoise Dolto, décrit une démarche similaire. Définissant des enveloppes de représentations mentales allant également du dedans au dehors, il propose un modèle de l'appareil psychique constitué de trois strates superposées travaillant en interconnexion, assimilable aux couches de la peau (l'hypoderme, le derme et l'épiderme). Ces trois enveloppes sont donc : la peau de sensation, représentations kinesthésiques qui se constituent à l'époque fœtale et qui gère le rapport à l'interne. Dans cette peau, l'enfant ne différencie pas son corps de celui de sa mère la peau des images, représentations visuelles qui se constituent avec les yeux après la naissance et qui gère la frontière entre l'interne et l'externe. Cette peau va permettre à l'enfant de se voir peu à peu comme individu séparé de sa mère la peau langagière, représentations sonores qui se constituent vers deux-trois ans et qui gère les rapports à l'externe. Cette peau qui met progressivement des mots sur les images et les sensations, est la dernière étape de la naissance psychique qui va du monde intérieur au monde extérieur. Toutefois, dans le processus pathologique, les trois enveloppes mentales se trouvent déconnectées les unes des autres et la "peau de sensation" reste imperméable aux images et au langage, laissant s'installer divers troubles psychiques ou plus simplement des maladies psychosomatiques. Il semble que le Massage Biodynamique, dans le travail qu'il induit, du plus profond au plus subtil, restaure la perméabilité des trois peaux, permettant les échanges énergétiques entre sensation, images et langage, ainsi qu'en témoignent les faits suivants : les plus grands rêves adviennent au lendemain d'un massage (échange entre peau des sensation et peau des images) ; ces rêves font généralement resurgir des épisodes de l'histoire personnelle qui se mettent en mots (échange entre peau des images et peau langagière) ; les mots de borborygmes du psychopéristaltisme (voir § précédents), audibles dans le stéthoscope électronique, se proposent comme une image sonore de la "peau sensation" pour mieux rejoindre la peau langagière. Il est fréquent que dans l'interprétation que le consultant fait de ces sons, qui se déclenchent lorsque l'on dénoue un blocage énergétique, le sens arrive pour mettre enfin des mots sur ses maux. 4. Une relation entre le "cerveau intestinal" et le cerveau principal Les travaux de Michael Gershon, professeur au Département d'Anatomie et Biologie Cellulaire de l'Université de Colombia aux Etats Unis, montrent à quel point Gerda Boyesen, avec sa découverte du psychopéristaltisme" était un précurseur éclairé ! En effet, dans son livre, The second Brain paru en décembre 1999, Michael Gershon explore le cerveau intestinal en rassemblant les découvertes d'autres chercheurs, britanniques et américains. Pour résumer disons que, selon l'embryologie, les cellules nerveuses de l'intestin proviennent du même feuillet que celles du cerveau (voir précédemment). Or, à un moment donné du développement de l'embryon, des cellules nerveuses se séparent du cerveau principal pour migrer dans le ventre et former un Système Nerveux Entérique (SNE), dont l'étude du fonctionnement a aujourd'hui donné naissance à une nouvelle discipline : la neuro-gastro-entérologie. Ainsi, le Système Nerveux Autonome (SNA) distinguerait trois parties et non deux comme on l'a toujours cru : le sympathique, le parasympathique, l'entérique. L'importance de ce cerveau intestinal nous ramène au psychopéristaltisme, lequel restimulé par le massage, représente, à mon sens, le mouvement de vie primordial, que j’aime tant appeler "mouvement intérieur"… Patricia Voir aussi : le cerveau entérique
- L'univers vibratoire
Pendant longtemps, la science disait que la matière était seulement composée de « particules » bien matérielles et apparemment inertes et que la lumière était seulement ondulatoire et donc non matérielle. Le modèle quantique (issue de la physique de l’infiniment petit) nous amène aujourd’hui à la redécouverte suivante : la matière est vivante ! Elle renferme aussi des petits brins d’énergie en vibration. la lumière peut se rendre accessible ! Elle se manifeste aussi comme un train de particules de matière lumineuse (les « photons »). En fait, matière et lumière sont, simultanément, particules et ondes. Nous les voyons différemment selon « l’observation » que nous en faisons. La lumière, dans ses deux états, a été observée par Van Gogh. Les ondes et leurs caractéristiques Elles sont pures potentialités. Elles interfèrent entre elles selon le phénomène d’ intrication quantique. Elles font naturellement l’unité entre l’intérieur et l’extérieur, le subtil et le dense, l’essence et la matière et les différents univers décrits en physique quantique (nous les appellerons plans de conscience). Un état d'être La Conscience Vibratoire du Toucher® n'est pas une "technique" supplémentaire. Elle est un "état d'être" qui passe par le toucher du Massage Biodynamique tout en s'inspirant du modèle quantique. Elle demande au praticien de se placer dans le champ de la conscience, lieu à partir duquel il agit comme un accélérateur de particules de conscience. Ce faisant, elle accède à un champ informationnel des possibles au-delà de l'espace-temps de la matière et de l'énergie. Un potentiel infini se fait jour qu'il n'est plus qu'à laisser advenir. Nous sommes dans le domaine de l'information. Les fondements nécessaires Le domaine énergétique avec le toucher du Massage Biodynamique reste cependant la base indispensable ouvrant à la perception "enracinante" de l'anatomie et de la physiologie. Il oeuvre sur différents niveaux (os, muscles, liquides, peau, aura) tel un "tricotage" de l'enveloppe énergétique, une-maille-à-l'endroit-une-maille-à-l'envers. Ce faisant, des liens se tissent entre l'intériorité profonde méconnue du consultant et la manifestation extérieure du mouvement de la vie en lui. Le corps et l'âme accordés comme les deux faces d'une seule et même médaille, se rendent disponibles à l'accueil de l'infini potentiel des possibilités quantiques invitées par la Conscience Vibratoire du Toucher®. Le praticien en Conscience Vibratoire du Toucher®, réceptif à ce qu'il ressent à travers le corps-matière, entre dans la perception progressive de l'univers vibratoire. La notion d'univers vibratoire Ainsi le praticien expérimente tout ce qui se joue entre matière et onde. Ce qu'il touche est bien un corps de matière composé de systèmes, organes, tissus, cellules, molécules, atomes, particules élémentaires. Mais au-delà de cette même matière, il perçoit aussi l'onde de vie qui s'exprime dans les divers battements, pulsations, vibrations, énergies. A un niveau plus profond, dans chaque parcelle qu'il touche, il reconnait l'interaction avec toutes les choses de l'univers, les étoiles dans le ciel, les océans, les poissons, les fleurs, les minéraux... comme dans tout modèle holographique pour lequel chaque élément contient le Tout. Le praticien en Conscience Vibratoire du Toucher®, prend la "mesure" de tout cela à travers ses propres perceptions, sensations et émotions. Dans le même temps, il apprend à les "objectiver" pour devenir progressivement "l'observateur" extérieur de qu'il reçoit. Le choix de l'observateur Observer en soi conduit à savoir observer en l'autre. Dans les deux cas, il s'agit d'observer sans interpréter, au-delà de toute implication émotionnelle, au-delà des filtres et des croyances que constituent les pensées, la langue maternelle, la culture, la religion... Le modèle quantique nous enseigne qu'observer un phénomène le modifie, que la réalité est subjective et qu'elle dépend de celui qui la regarde. Cela signifie que la conscience a une incidence directe sur la structure et la composition de la matière. Ainsi, plutôt que la maladie ou même le règlement des dysfonctionnements, pourquoi ne pas observer plutôt l'état de santé ? Le praticien en Conscience Vibratoire du Toucher® exerce ce mode d'observation car il sait intimement que tout existe déjà en l'état de perfection dans le monde invisible. Il laisse son "observation" s'actualiser par le biais de "l'intrication quantique". L'intrication quantique L'intrication quantique ! C'est l'expression savante qu'on emploie lorsque deux "systèmes" distincts interagissent entre eux au-delà de l'espace-temps et au-delà de la matière et de l'énergie. Qu'est-ce donc qui relie lesdits systèmes et qui expliquerait les phénomènes de télépathie, de clairvoyance, de précognition, et d'action des soins à distance ? Le praticien en Conscience Vibratoire du Toucher® ainsi que le consultant sont reliés par leur "intrication" au même champ informationnel primordial. Le champ et l'information Le champ est donc ce qui nous relie tous ! Or, le champ est constitué d'information. Une information accessible sous une forme holographique où passé, présent et futur se déroulent simultanément. Les noms de ce champ diffèrent selon ceux qui le décrivent. "Champ morphique" pour le biologiste Rupert Sheldrake. "Champ akashique" pour le philosophe Erwin Laslow. "Inconscient collectif" pour Carl Gustav Jung... Le praticien en Conscience Vibratoire du Toucher® apprend à lire le champ informationnel des probabilités quantiques du consultant. Cette seule lecture les actualise par le biais de l'intrication quantique. Tout est si simple ! La vacuité et le Champ du Cœur Si simple ? L'accès au champ informationnel ne se fait pas n'importe comment. Il requiert de se trouver dans cet espace cher aux traditions spirituelles. Un espace intemporel où le moi égotique est dissous. Un lieu de sérénité et de plénitude. C'est la Vacuité ! Comparable à la zone de calme et de paix au centre d'un cyclone, ce lieu recèle une énergie fabuleuse car il est dépositaire de tous les possibles. Les physiciens quantiques parlent de "l'énergie du vide". On y accède par le Champ du Coeur et, pour Gregg Braden, il s'agit du "champ du Point Zéro". Le praticien en Conscience Vibratoire du Toucher® se place dans le "Champ du Coeur", lieu de vacuité au potentiel infini, gardien de tous les possibles.
- Les mythes, des “organisateurs” de l’âme humaine
Le chemin de l’être essentiel Le besoin fondamental de l’être humain est de retrouver le chemin de son être essentiel, bien au-delà de tout ce conditionnement que la société et l’éducation a fait peser sur nous. Car qui sommes-nous en réalité ? Cet ex-enfant sage et discipliné qui, dans son application à correspondre à ce qu’on veut de lui, a perdu toute sa créativité ? Ce travailleur sans passion qui oeuvre par devoir et par nécessité ? Ou bien ce rebelle qui trouve dans l’agressivité une soupape de sécurité à son énergie créatrice inemployée ? Et si plutôt nous étions ce dieu, cette déesse, ce héros, mais aussi ce monstre et ce titan dont les mythes et les contes sont remplis ? Et si tous ces êtres fabuleux qui osent tout et qui peuvent tout, vivaient en chacun de nous sous la forme de figures archétypiques ? Les mythes, langage de l’âme collective Depuis que l’homme s’exprime, existent les mythes. Joués, mimés, chantés, dansés, pour mieux les intégrer en soi, leur tradition était purement orale. Ils étaient l’extériorisation symbolique des fantasmes qui faisaient la singularité de chaque être dans la tribu. L’acceptation inconditionnelle de la variété des manifestations individuelles constituait le trésor culturel de ces civilisations dites “primitives”. Un monde fabuleux vivait en chacun, témoignant constamment du contact avec les Dieux. A travers les divers modes d’expression d’un même langage de l’âme que les mythes relataient à leur façon, le partage avec les autres était cadeau et enrichissement pour tous. Ainsi s’organisait sainement la vie psychique. Les mythes, récits de l’histoire de l’humanité Grâce aux mythes qui racontent l’origine du monde, des dieux, des hommes, la création des animaux, l’origine des traditions, des rites et de certaines formes de l’activité humaine, s’organisait aussi la vie sociale et spirituelle ainsi que la transmission des connaissances. Toutes les cultures en possèdent. Relatant des événements situés dans un temps antérieur à l’histoire des hommes, ces récits, qui mettent en scène des êtres et des processus surnaturels, relient tout naturellement les humains au monde spirituel. Les Anciens et les mythes Pour les chamanes et les prêtres-médecins égyptiens, les maladies provenaient d’une perte d’âme, bien souvent d’ailleurs générée par la « maladie des Ancêtres ». Le traitement consistait alors à apaiser l’âme des Ancêtres en la mettant en contact avec l’esprit ou le dieu qui lui correspondait au moyen de voyages chamaniques. Quant aux dieux – qui étaient des valeurs de l’être au même titre que nos concepts d’aujourd’hui – ils étaient alors des modèles accessibles qui avaient visage humain avec leurs imperfections. On les nommaient « démons » quand ils exprimaient leur face sombre. Aujourd’hui, « Dieux et démons » sont, selon Jung, l’expression des deux versants de l’archétype. Les voyages chamaniques resurgissent dans les mythes qui nous sont parvenus. Quant à la maladie des Ancêtres, c’est le travail transgénérationnel qui s’emploie à la guérir. L’oubli des mythes et la perte d’âme Mais avant d’en arriver là, l’âme a connu bien des tribulations. En effet, une distinction progressive entre l’âme et l’esprit allait être officialisée en 787 par le concile de Nicée et confirmée en 869 par celui de Byzance. Il semblerait que, l’imagerie spontanée de l’âme donnant à chaque être des dons jugés suspects, l’église ait trouvé préférable de privilégier l’esprit, c’est-à-dire l’expérience des cimes (Mont Sinaï, Mont des Oliviers, etc.) au détriment de l’âme, c’est-à-dire l’expérience des vallées, ce lieu de dépression émotionnelle (vallée des larmes, vallée de l’ombre et de la mort, etc.) . Mais peut-on imaginer une montagne sans sa vallée ? Importante scission qui vida les images de leur Sens profond et donc de leur pouvoir divin… A partir de ce moment, elles ne furent plus que représentations d’idées et illustrations de doctrines théologiques. Le langage de l’âme disparut et, avec lui, l’efficacité symbolique des mythes. Le Verbe n’était plus Chair et il fut donné à l’homme de connaître la confusion de la Tour de Babel. Les fantasmes qui faisaient auparavant la richesse de chaque être furent appelés “désordres”. La notion de “norme” naquit et tout ce qui n’y entrait pas devint pathologie. L’homme avait perdu son âme. La résurgence des mythes Quand les grands systèmes symboliques collectifs sont usés et que les images ne sont plus qu’allégories ou idéologies, chacun est condamné à recréer son propre système symbolique. C’est à ce moment que les créateurs retrouvent spontanément les mythes fondateurs de notre culture. Si nous devons aux artistes de la Renaissance d’avoir commencé à exhumer les mythes de l’antiquité gréco-romaine, aujourd’hui, des disciplines aussi diverses que l’histoire, l’archéologie, l’anthropologie, l’ethnologie, la linguistique ou la psychanalyse s’y intéressent. Freud a réactualisé le mythe qui lui permit d’élaborer le fameux complexe d’Oedipe. Jung quant à lui, tout en élaborant son concept « d’inconscient collectif », a dégagé des mythes et des rêves, la notion d’archétypes, ces images primordiales prenant leur source à l’origine de l’humanité. Le chemin de l’âme est maintenant retrouvé. Nourrissons-le. L’approche Ce chemin de l’âme, il est possible de le nourrir en fortifiant l’ancrage individuel grâce à des repères collectifs d’ordre géographique (qui célèbre l’Esprit du lieu), d’ordre culturel (qui évoque l’histoire et les légendes rattachées à l’Esprit du lieu) et d’ordre spirituel (qui tient compte des courants spirituels rattachés à l’Esprit du lieu). Voir aussi : Le rêve, un fragment d'âme délivré Patricia
- Le rêve, un fragment d’âme délivré
Les Anciens et les rêves Depuis l’aube de l’humanité, les rêves fascinent par leur aspect étrange, merveilleux ou quelquefois terrifiant. Messages des Esprits pour le chamanisme primordial, messages des Dieux pour les civilisations antiques (égyptiennes, grecques et romaines), les rêves organisaient la vie du groupe. En Grèce où l’on pratiquait le “rêve d’incubation”, le consultant était invité, après une certaine préparation, à dormir dans les temples consacrés à ESCULAPE, dieu de la médecine. Les rêves qu’il y faisait étaient recueillis par le prêtre qui, par son interprétation, tirait l’explication et le traitement de certaines maladies. Dans la Bible les rêves et les songes ont aussi une place très importante. Ainsi en est-il du songe de Jacob, de Pharaon et de Nabuchodonosor dans l’Ancien Testament et du songe de Joseph, des Mages et de la fuite en Egypte dans le Nouveau Testament. De tout temps, les rêves ont été considérés comme un langage de l’âme. Histoire d’âme Mais qu’est donc l’âme ? Les définitions limitent et divisent. Préférons-leur les amplifications qui élargissent et relient. L’âme, dit-on de diverses sources, a quelque chose à voir avec le cœur, la conscience, l’esprit, le mystère, la pensée, le secret, le souffle, la spiritualité, la transcendance, la vie, l’essence de l’être, le compagnon intérieur, la sagesse, l’amour, Dieu, la Mère divine… Dans certaines traditions, elle est représentée par un oiseau, un ruban, une corde, quelquefois une flamme. Chez les égyptiens, lors de la pesée des âmes, elle doit être aussi légère qu’une plume… Dans certaines histoires, elle est possédée par le Diable ou vendue à celui-ci… On parle du développement de l’âme, des pérégrinations de l’âme, de la quête d’âme… Lorsque nous mourrons, nous rendons l’âme… Jung et l’âme Que nous dit Jung sur l’âme ? “Les conceptions ethnologiques et historiques de l’âme montrent clairement qu’elle est d’abord un contenu appartenant au sujet, mais aussi au monde des esprits, l’inconscient. C’est pourquoi l’âme a toujours quelque chose de terrestre et de surnaturel” (Types Psychologiques). Ainsi l’âme serait une voyageuse entre deux mondes : le sujet et le monde des esprits, le terrestre et le surnaturel, le moi et le Soi… Nous savons aussi que l’âme, pour Jung, repose dans le féminin de l’être. Que l’homme intègre son anima, et son âme progressivement se révèle. Que la femme – grâce à l’intégration de son animus – reconnaisse le féminin intérieur dont elle est dépositaire dans ses entrailles, et son âme prend corps… En quelque sorte, l’âme est la face féminine de Dieu. Les lieux de l’âme L’âme se plait à voyager à travers les sens car elle aime se composer des paysages riches et vivants qui touchent au merveilleux. Elle attache une importance toute particulière aux tonalités sensibles, musicales, colorées, odorantes, gustatives, kinesthésiques. C’est ainsi qu’elle surgit par éclair, quelquefois, à l’improviste, dans le discours du poète à sa muse (son anima), la symphonie du musicien, la danse inspirée, la toile du peintre, la relation avec la nature, l’invention culinaire du cuisinier, et dans toute action créative, quelle qu’elle soit. L’âme aime particulièrement les images qu’elle retourne pour qu’elles devienn ent magie. Elle se plait à utiliser le “langage des oiseaux”, ce code divin fait de jeux de mots qu’utilisent les rêves pour nous parler parfois… Normal, puisqu’ils la rêvent-elle ! La mythe-au-logis est son lieu de ressourcement. Privée de cette magie, l’âme s’étiole et tombe malade. L’attention prêtée aux rêves la soigne. Jung et les rêves Justement, pour Jung, ce psychiatre, la santé du rêveur passe par le déchiffrage des messages très importants qui lui sont livrés dans ses rêves. Avec son cerveau gauche, Jung a construit une grille d’interprétation rigoureuse et méthodique qui représente les balises universelles du chemin de l’âme sans lesquelles on se perdrait. Mais il semble bien qu’avec son cerveau droit, Jung nous ait montré qu’on pouvait avancer tel un chaman sur ce chemin balisé de l’âme. Il suffit pour cela de s’ouvrir à la gamme et l’étendu de nos perceptions subliminales. Alors nous percevons l’essence de l’être qui fait de chacun une personne unique. Dans sa jonction des opposés qui lui est chère, il apparait que Jung allie harmonieusement les deux approches. La grille d’interprétation jungienne Tout commence par l’entrée dans le processus d’individuation. Ce processus de croissance psychique naturel était autrefois permis et encouragé par les initiations. Il est aujourd’hui déclenché malgré soi par la crise du milieu de la vie qui s’amorce par une confrontation vivante avec l’inconscient personnel en liaison permanente avec l’inconscient collectif. S’opère d’abord la rencontre avec l’ombre, cette zone ignorée de nous, réceptacle du refoulement, de nos échecs, erreurs, potentiels inexploités, où s’ajoute culpabilité, amertume et peurs. Apparaît ensuite la persona, ce masque social que nous mettons en place en guise d’adaptation au monde. Suit la confrontation avec les archétypes autour desquels s’articulent les complexes. Se découvrent alors les figures de l’anima et de l’animus avec une production de symboles invitant à faire la jonction des opposés. Enfin, le Soi commence à advenir. Cette grille jungienne, très précise, mais dont les étapes généralement se superposent, est illustrée à chaque détour par une variété infinie d’images d’une grande richesse, reliées à un fond archétypique. L’attitude du chaman va s’employer à les décoder dans leur singularité. L’approche possible Tout être est porteur d’une histoire sacrée. Les rêves sont le langage de l’âme qui nous aident à en découvrir le Sens. Aussi, sans perdre de vue la grille d’interprétation jungienne, nous sommes invités à accueillir chaque rêve comme un fragment d’âme qui livre une pièce du grand puzzle de notre destiné. Puis, considérant le corpus de rêves dans sa grande diversité, il est intéressant d’en extraire les thèmes principaux. Alors s’ordonnent les pièces et se dévoile peu à peu la trame de l’histoire d’âme incarnée par le rêveur qui pourra peut-être entrevoir la réponses à ces grandes questions : d’où viens-je ? qui suis-je ? où vais-je ? Patricia Voir aussi : Les mythes, des "organisateurs" de l'âme humaine
- Retrouvons notre Créativité !
La quête de Sens Le non respect de notre environnement, les conditions de vie matérialistes et individualistes, la perte des valeurs humaines nous laissent stressés, anxieux, perdus et quelquefois même désespérés. De ce chaos, une quête de sens émerge. Impérative, elle prend toutes sortes de formes : intérêt pour l’écologie, développement personnel, démarche spirituelle… Un danger aussi peut nous guetter : celui de consommer de la spiritualité comme du reste, à grand coût de stages, de livres et de pratiques onéreuses, peut-être même de sectes… Et si, tout simplement nous étions attentif au “Mouvement Intérieur” qui s’agite aux tréfonds de notre Être ? Et si nous l’écoutions s’exprimer ? Alors, peut-être nous montrerait-il la voie de la créativité, cette Source inépuisable, tapie en chacun de nous… Le chemin de l’âme Accéder à cette Source demande de créer les conditions qui lui sont favorables : faire taire les bruits parasites, aménager des temps de méditation, de retraite, de réflexion, marcher dans la nature… Ce faisant, on met en sourdine l’hémisphère gauche du cerveau, rationnel et analytique, qui aime nommer, catégoriser, lire, écrire, parler, résoudre les problèmes abstraits. Alors, peut émerger une autre voix, celle de l’hémisphère droit, intuitif et émotionnel, qui aime utiliser l’image ou le rêve, dessiner, sentir les choses, percevoir l’ensemble, faire des liens entre les éléments. Ainsi, retrouve-t-on progressivement le chemin de l’âme… Créer sa vie Dès lors, un pont est jeté entre le cerveau gauche et le cerveau droit, entre le monde extérieur et le monde intérieur, entre le visible et l’invisible… La voie de la Création personnelle, unique, est ouverte. Surgissant sous des figures variées, l’énergie créatrice fait éclater tous les moules pour donner forme à nos peines, nos joies, nos rêves. Elle s’exprime à travers l’art et la poésie, par symboles ou par métaphores. Le processus créateur, qui rend visible l’invisible, est un processus de guérison car il permet de se sentir en vie en touchant le centre de notre être, là où réside le sens. Ce processus, accessible à tous, permet de re-créer sa vie. Créativité et énergie “Corde d’argent” entre les dieux et les hommes, la créativité nous délivre une substance nourricière incomparable sous la forme d’une énergie considérable. Mais cette énergie, de quelle nature est-elle : Energie vitale ? Energie sexuelle ? Energie de réalisation ? Energie amoureuse ? Energie prophétique ? Energie visionnaire ? Energie de guérison spirituelle ? Elle est tout cela à la fois. Ces sept qualificatifs qui évoquent les vibrations de plus en plus subtiles des différents chakras, sont les sept notes de la symphonie énergétique qu’un musicien divin a composée pour nous. Mais la partition nous échappe encore et nos notes ne sont pas accordées. Comment retrouver la musique sacrée ? Ecoutons celle de l’âme collective que jouent les mythes, contes et légendes. En notre âme individuelle, à travers notre Corps de Rêve, cherchons la résonance. De la “corde d’argent”, retrouvons la conscience. Puis laissons-nous vibrer dans une transe-en-danse… Alors les notes énergétiques s’envoleront. Elles se feront parfums, couleurs, images. Elles danseront sur l’écran de nos rêves, s’exprimeront dans le lyrisme de nos écrits ou bien se poseront sur une oeuvre tirée de notre imagination créatrice. Alors jouera pour nous la Musique de l’Être… L’approche Accorder une grande importance à l’imaginaire c’est redevenir magique, c’est aussi s’émerveiller, s’enchanter dans la joie et enfin, s’abandonner à l’énergie créatrice, source de transformation et d’expansion intérieure… Patricia
- Une brève histoire du temps : l’Arbre, le Serpent et le Féminin
https://www.facebook.com/helaine.charbonnier.teljesseg/ Au commencement, le vide Au commencement était le vide, gouffre insondable, vacuité sombre et profonde, dépositaires d’infinies “possibilités”, de l’infime à l’immense, de l’atome à l’étoile. Indissociable de l’espace vide, le Temps ! Temps impossible à voir, à saisir ou à photographier. Temps illusoire peut-être ? Temps de l’éternel présent où coexistent le passé et le futur dans le tourbillonnement fondamental [1] ? Ou bien Temps-Père qui tempère les inestimables potentialités de l’Espace-Mère par l’inéluctable geste séparateur dont découle la manifestation créatrice [2] ? Temps créateur ouvrant sur la différenciation et la conscience par la naissance de la forme dans la matière. Matière solide de texture définie ? Ou bien condensé d’énergie au sensible assemblage ? L’Arbre et le Serpent http://www.echoppemedievale.com/path/1051-2-1-c.html Contenu dans les potentialités des formes, l’Arbre Cosmique ! Il est là depuis toujours, hors du temps. Il n’a pas conscience de lui-même, porté dans la béatitude du bercement vibrationnel du chant de l’Univers… un chant qui sonne comme un appel au Grand Serpent du Temps. Le voici le Serpent, monstrueuse forme ondulante. Il vient de s’extraire du chaos primordial de la Divine matrice déployant un à un ses innombrables anneaux dépositaires d’informations. Il danse autour de l’Arbre, et sa danse génère des courants énergétiques. Deux flux antagonistes simultanés traversent l’Arbre de part en part. Des fontaines jaillissent de ses racines d’en bas et de celles d’en haut. Baigné dans un champ d’énergie vibrant d’éclaboussures de vie, l’Arbre sort d’un long sommeil. Maintenant, il perçoit la terre, ressent le ciel et « sait » qu’il est le pivot de l’Univers pour les cycles des cycles. L’hologramme cosmique http://gokulheartspace.blogspot.fr/p/spiral-and-world-tree.html Sous l’archet enspiralé de l’onde serpentiforme, l’Arbre libère dans le cœur de l’aubier une sève d’Amour, vectrice de souveraine transcendance. Communication avec l’Univers… Tout va alors très vite. Le cosmos se condense en son point originel. Il bascule dans un trou noir [3] absorbé par l’intensité d’un champ gravitationnel inconnu. Au-dessous, l’Arbre l’accueille, sensible réceptacle en double vortex [4] émetteur et récepteur… En un instant, l’Univers tout entier est en lui. Sans commencement, ni fin… Dehors est au-dedans mais toujours au dehors. Dans le Grand Hologramme Cosmique, la partie contient le Tout. Le Tout reste plus grand que la somme des parties. Tout est relié au Tout [5]. L’éternité dans un arbre… http://gokulheartspace.blogspot.fr/p/spiral-and-world-tree.html Le Treillis énergétique Tout étonné de sa perception d’être, l’Arbre regarde autour de lui. Tel un pont divin, des fils ou « cordes »[6] se dessinent, tendues entre le haut et le bas. Subtile trame où le Serpent circule telle une vibrante navette tirant le fil de l’onde de vie pour tisser l’Espace-Temps. Bientôt apparaît un maillage vibratoire constitué de grilles entremêlées. Des grandes mailles divisées en petites mailles. Dans les petites mailles, un treillis plus fin. Un ordre implicite règne dans ce désordre fréquentiel où s’enchevêtrent les fils des vies. Celles du passé et du futur, celles de chaque individu et celles des ancêtres, celles de l’histoire du monde et de l’univers, celles des univers parallèles dans d’autres dimensions, celles disponibles en probabilités pour l’observateur selon le regard qu’il pose. Tout cela en simultané et dans l’interactivité, tout en respectant la hiérarchie des fréquences complémentaires. Vision multidimensionnelle. Symphonie vibratoire aux notes personnelles. Le Serpent ? Inlassablement, il active les lignes du temps, collecte des informations et harmonise chaque fréquence de l’immense réseau vibratoire de la Divine Matrice. Il s’est infiltré dans l’ADN humain et niche dans le cerveau reptilien. Il vibre à tous les flux, au-dedans et au-dehors. Il en assure la connexion en un seul instant synchrone qui génère les synchronicités [7] qui nous étonnent. La Sorcière et la Fée http://www.goddessgift.net/page74.html Retour dans la Divine Matrice, l’incubateur quantique où se concocte la Vie dans la magie de ses infinies possibilités, le réceptacle sacré où bouillonnent les éléments de la soupe primitive. C’est le chaudron de la sorcière Kerridwen… Que l’observateur pose son regard sur le contenu et soudainement les ingrédients s’agencent selon la forme proposée par sa conscience. Dans ce chaudron sacré où tout est disponible, le Serpent – en forme de cuillère – vient créer le mouvement spiralé du tourbillonnement fondamental. En trois gouttes essentielles dépositaires de l’essence du ciel, il extrait les briques élémentaires choisies par l’observateur. Il les assemble ensuite en fréquence vibratoire selon le modèle désiré. Derrière le Serpent, veille la fée Mélusine, l’infatigable bâtisseuse – serpente, de son état – à l’élan créatif. Sorcière et Fée, au service de la création de l’observateur. Ombre et lumière, unies dans un seul et même espace pour perpétrer le Grand Mystère de la Vie. Le Féminin guérisseur Confondue à l’Arbre, la Femme, Sorcière et Fée à la fois. Depuis la nuit des temps, elle contient, porte, berce, caresse, enveloppe, vibre, touche et guérit, utilisant la connaissance de la magie, celle où l’âme agit… On s’adosse contre son tronc. On se dépose entre ses branches. On vient demander, parfois prendre ou encore partager. Elle est sensible aux flux énergétiques des corps qui la côtoient. Elle vibre à certaines fréquences, est perturbée par d’autres. Elle ressent, énergétiquement, émotionnellement… Ici, la santé n’est plus. Là, les croyances sont erronées. Là encore, un événement douloureux est enkysté. Elle perçoit les distorsions d’informations, sent lorsque la vie est figée, si le mouvement intérieur est bloqué. Elle sait alors qu’à cet endroit précis du corps, le Temps s’est échappé. Alors, la Femme pose ses mains, libère le serpent vibratoire. A la vitesse de la lumière, l’onde du Temps recherche la fréquence perdue dans l’immense treillis des vies simultanées de l’hologramme cosmique. Influx électromagnétique dans le champ énergétique. Influx électrique synaptique entre les neurones du cerveau. La connexion se fait, la vie figée se remet en mouvement et cherche le chemin du temps présent… Patricia [1] Ce “tourbillonnement” est une manière d’évoquer le “spin”, propriété quantique intrinsèque associée à chaque particule. Le spin c’est “comme si” la particule tournait sur elle-même sauf que concrètement elle ne tourne pas. [2] Dans beaucoup de mythologies, le geste créateur est un geste séparateur [3] “black hole” sur le dessin. Selon certaines théories, notre monde consistance physique serait un trou noir à la dimension zéro (condensation d’énergie dans la matière en un point précis de l’Espace-Temps). Il s’agirait alors d’un monde virtuel. Le monde réel, de nature quantique, serait dans les autres dimensions. Théorie de Nassim Haramein. [4] L’univers en tore bidimensionnel (“torus” en anglais) est un modèle cosmologique créé pour comprendre certains aspects de la relativité. Le tore bidimensionnel est un objet de taille finie mais qui n’a pas de bord car il se boucle sur lui-même. Franchir un bord, c’est se retrouver de l’autre côté du tore. [5] Il s’agit là d’une des caractéristiques d’un hologramme [6] La Théorie des Cordes, une théorie unifiée de l’Univers qui jette un pont entre la physique quantique et la physique gravitationnelle. [7]. Voir “la physique de l’information” : http://www.doublecause.net/index.php?page=presse.htm#page7












